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XIVe Congrès des architectes africains à Kinshasa : Flory Fataki plaide pour la résilience face aux catastrophes

En marge du 14ᵉ Congrès des architectes d’Afrique, la question de la résilience urbaine s’est imposée comme un enjeu central.
Pour l’architecte manager Flory Fataki de CNOA 1052, la résilience ne se limite pas à un simple mot d’ordre, mais traduit une exigence vitale pour les villes africaines.
« Par résilience, nous attendons la capacité de résister ou de s’adapter à des épreuves brutales afin d’en tirer parti pour se renforcer. Les villes africaines doivent faire face à deux défis majeurs : les catastrophes naturelles, séismes, tremblements de terre, pollution, et une démographie galopante qui accroît la pression sur des infrastructures déjà insuffisantes. », affirme-t-il.
Cette pression démographique est particulièrement visible dans des mégapoles comme Kinshasa, dont la population avoisine les 17 millions d’habitants, et Lagos au Nigéria, qui en compte plus de 20 millions. Ces deux capitales économiques africaines voient leur croissance urbaine dépasser largement la capacité de leurs infrastructures à suivre le rythme. Résultat : un exode rural massif, des habitats précaires qui prolifèrent et une pression accrue sur les services de base tels que l’eau, l’électricité, les routes ou la gestion des déchets.
Face à cette réalité, Flory Fataki plaide pour une synergie des compétences : architectes, urbanistes, ingénieurs, géologues et environnementalistes. Objectif : imaginer des solutions durables.
« Le développement durable, c’est répondre à nos besoins présents sans compromettre ceux des générations futures. J’ose croire que l’avenir ne nous jugera pas à tort à travers nos actes. », soutient-il.
Un financement africain sous-exploité
Cette réflexion rejoint un constat plus large : la résilience urbaine passe aussi par le financement.
Selon le rapport SAI 2025 de l’Africa Finance Corporation (AFC), l’Afrique disposerait de plus de 4.000 milliards USD de capitaux nationaux mobilisables pour ses infrastructures.
La cartographie de ces ressources révèle :
– 1.600 milliards USD dans le secteur non bancaire ;
– 455 milliards USD dans les fonds de pension et de retraite ;
– 320 milliards USD auprès des compagnies d’assurances ;
– 150 milliards USD dans les fonds souverains ;
– 473 milliards USD en réserves de change ;
– Et près de 2.500 milliards USD d’actifs bancaires, dont une part significative reste oisive.
Un gisement financier qui contraste avec la persistance du gap infrastructurel.
La question congolaise!
Dans ce contexte, une interrogation demeure : la République Démocratique du Congo, avec un potentiel minéral et naturel estimé à 24.000 milliards de dollars, saura-t-elle transformer cette richesse dormante en financements structurants pour combler ses retards ?
Flory MUSISWA























