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RDC : 54% des dépenses de l’Etat absorbées par les salaires des fonctionnaires à fin octobre 2025

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À fin octobre 2025, l’État congolais a consacré 9.296,8 milliards de CDF au paiement des salaires des agents et fonctionnaires, selon les chiffres publiés par la Banque centrale du Congo.

Ce montant représente 54 % des dépenses courantes, confirmant le poids prépondérant de la masse salariale dans la structure budgétaire nationale.

Cette enveloppe salariale intervient dans un contexte où les dépenses courantes ont été évaluées à 16.949,2 milliards de CDF, soit un taux d’exécution de 90 % des prévisions mensuelles.

Les autres postes majeurs incluent les frais de fonctionnement des institutions et ministères, chiffrés à 3.638,9 milliards de CDF, ainsi que les subventions publiques, pour 2.807,2 milliards de CDF.

En parallèle, les dépenses publiques totales ont atteint 27.283,6 milliards de CDF à fin octobre, légèrement au-dessus de la prévision mensuelle fixée à 27.168,5 milliards de Francs congolais.

Cette exécution de 100,4 % reflète une maîtrise globale des engagements, malgré la pression persistante de certaines charges incompressibles.

Du côté des recettes, les performances enregistrées ont permis de soutenir ce rythme de décaissement. Les recettes globales se sont établies à 23.790,8 milliards de CDF en cumul annuel, dépassant la cible de 22.721,4 milliards fixée dans le Plan de trésorerie, soit un taux de réalisation de 104,7 %.

Les recettes issues des impôts directs et indirects, moteurs de cette progression, ont atteint 13.863,0 milliards de CDF, représentant un taux de réalisation de 108,9 %.

La prédominance des dépenses salariales dans les finances publiques continue ainsi de poser un défi structurel. Si elles traduisent l’importance du secteur public dans le fonctionnement de l’État, elles réduisent également la marge budgétaire disponible pour les investissements, notamment dans les infrastructures, la santé ou l’éducation.

Cette réalité met en perspective la nécessité d’un équilibre durable entre rémunération, efficacité administrative et capacité d’investissement, alors que la pression sociale et les impératifs de développement demeurent élevés.

Mitterrand MASAMUNA

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