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RDC : Les dépenses courantes chiffrées à 16.949,2 milliards de CDF à fin octobre 2025

Les dépenses courantes du Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) ont été évaluées à 16.949,2 milliards de Francs congolais (CDF), soit 5,9 milliards USD au taux budgétaire moyen de 2852 CDF à fin octobre 2025.
Selon les données publiées par la Banque Centrale du Congo (BCC), au 7 novembre 2025, ce niveau représente un taux d’exécution de 90 % par rapport à la programmation mensuelle prévue par le Trésor public.
Ces dépenses, qui regroupent l’ensemble des charges destinées au fonctionnement normal de l’État, demeurent le principal poste de sortie budgétaire. À fin octobre, elles ont été absorbées principalement par trois catégories :
– les salaires des agents et fonctionnaires de l’État, pour un total de 9.296,8 milliards de CDF;
– les frais de fonctionnement des institutions et ministères, estimés à 3.638,9 milliards de CDF;
– les subventions publiques, qui ont atteint 2.807,2 milliards de Francs congolais (CDF).
En parallèle, les données de la BCC indiquent que l’ensemble des dépenses publiques s’est élevé à 27.283,6 milliards de CDF, soit un taux d’exécution de 100,4 % par rapport aux prévisions mensuelles de 27.168,5 milliards de Francs congolais.
Les dépenses en capital affichent, quant à elles, une exécution de 95,1 %, pour un total cumulé de 2.529,9 milliards de CDF, reflétant une progression soutenue mais encore légèrement en deçà des ambitions affichées dans le Plan de trésorerie de l’État.
Cette dynamique globale des dépenses intervient dans un contexte où les recettes mobilisées ont dépassé les attentes, atteignant 23.790,8 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 104,7 % par rapport aux prévisions.
Les impôts directs et indirects, qui en constituent le socle, ont généré 13.863,0 milliards de CDF, confirmant une trajectoire positive de mobilisation.
En définitive, la structure des dépenses courantes témoigne d’un État qui continue de consacrer une large part de ses moyens à son fonctionnement interne, alors que les besoins en investissements restent conséquents dans les secteurs sociaux et les infrastructures.
Mitterrand MASAMUNA






















