Connect with us

Banques

RDC : L’État a payé 662,5 milliards de CDF d’intérêts sur la dette publique en 2025 (BCC)

Published

on

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a déboursé un montant total de 662,5 milliards de francs congolais (CDF), soit 306 millions de dollars américains, au titre des intérêts sur la dette publique au cours de l’exercice budgétaire 2025.

Ces données sont fournies par la Banque Centrale du Congo (BCC) dans sa note de conjoncture économique hebdomadaire publiée le 9 janvier 2026.

Ces paiements concernent exclusivement le service des intérêts dus aux créanciers de l’État, aussi bien sur la dette intérieure que sur la dette extérieure, et s’inscrivent dans les engagements contractuels liés aux emprunts publics.

Selon la loi de finances rectificative pour l’exercice 2025, les dépenses prévues au titre de la dette publique en capital c’est-à-dire le remboursement du principal de la dette se sont établies à 1.509,6 milliards de CDF, représentant 3,3 % des dépenses du budget général.

Ce montant traduisait un accroissement de 9,4 % par rapport aux prévisions initiales inscrites dans la loi de finances de départ.

Comparées à ces prévisions, les données arrêtées par la BCC à fin décembre 2025 montrent que les paiements d’intérêts exécutés, évalués à 662,5 milliards de CDF, correspondent à un taux d’exécution d’environ 43,9 % par rapport aux crédits budgétaires affectés aux dépenses de dette en capital.

Ce niveau d’exécution reflète un rythme modéré du service de la dette sur l’ensemble de l’exercice, dans un contexte de gestion prudente des finances publiques.

Le paiement des intérêts constitue un indicateur central de la soutenabilité de la dette publique, car il traduit la capacité de l’État à honorer ses engagements financiers sans compromettre le financement des autres priorités budgétaires.

Une hausse excessive des charges d’intérêts peut, en effet, réduire les marges de manœuvre budgétaires et peser sur les dépenses sociales et d’investissement.

La BCC souligne, à travers ses publications périodiques, l’importance d’un suivi rigoureux du service de la dette, dans un contexte où le Gouvernement privilégie de plus en plus le financement intérieur et la rationalisation des charges publiques.

Les intérêts sur la dette publique représentent le coût que l’État paie pour l’argent qu’il a emprunté. Ils correspondent à la rémunération versée aux créanciers (banques, investisseurs, institutions financières) en contrepartie des fonds mis à la disposition du Trésor.

Contrairement au remboursement du capital, qui réduit le stock de la dette, le paiement des intérêts n’en diminue pas le montant, mais constitue une charge budgétaire récurrente tant que la dette reste en cours.

Mitterrand MASAMUNA

Advertisement
Advertisement Zoomeco

Edito

ZoomEco TV