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RDC : agriculture et pêche, les deux atouts de la relance économique du Tanganyika !

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“Le Tanganyika, province agro-pastorale a tout ce qu’il faut pour relancer son économie. Ses principaux produits agricoles sont le maïs, le riz, le manioc, palmier à huile, l’arachide et le haricot. La pêche constitue également un autre atout sur lequel nous comptons pour booster l’économie de notre province”,  a déclaré à Zoom Eco l’ingénieur Marcel Kaya, ministre provincial du Tanganyika en charge de l’Agriculture, pêche, élevage et développement rural.

Cette production agricole n’est malheureusement pas encore en grande quantité pour permettre l’exportation vers les pays limitrophes. Car, jusque-là, elles sont plus utilisées pour la consommation locale et la production des autres biens de consommation tels que la boisson locale.

Pour accroître cette production, indique l’ingénieur Marcel Kaya, “le gouvernement provincial est en train d’encadrer des agriculteurs en leur donnant de semences améliorées, en leur apprenant des bonnes techniques agricoles et aussi grâce au programme intégré de croissance agricole dans les grands lacs (PICAGL), une partie des infrastructures notamment les routes de desserte agricole connaîtront une bonne amélioration. Il assure également le lobbying pour encourager les potentiels investisseurs à venir explorer ce secteur très prometteur”.

En dehors de l’agriculture, la province du Tanganyika traversée par le lac portant le même nom, est réputé être le lac le plus poissonneux du pays. Paradoxe : il connait beaucoup de problèmes notamment la mauvaise pratique de pêche par l’utilisation de matériels prohibés tels que les filets mono filaments utilisés par les pêcheurs artisanaux clandestins.

D’après ce ministre provincial de l’agriculture, “il y a un manque de moyen pour réguler cette pêche. Il faut doter de matériels à la brigade chargée de surveiller et de faire des patrouilles de la police sur le lac Tanganyika. Il y a certes quelques entreprises qui pratiquent la pêche semi-industriel. Mais, il faut encore beaucoup de lobbying pour attirer des investisseurs”.

Face à cette situation, il a lancé un appel à l’endroit des pêcheurs artisanaux qui sont nombreux et difficile à contrôler pour leur demander de veiller aux matériels utilisés afin de préserver la vie de petits poissons appelés à grandir.

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Avec le projet PICAGL, il espère accroître une plus grande productivité et commercialisation de pêche sur le Tanganyika. L’ouverture de la province à l’extérieur passe par le port de Kalemie qui facilite les commerces transfrontaliers avec la Tanzanie, le Burundi et la Zambie. Il y a aussi le projet PAP qui pourra aider à désenclaver cette province.

Hormis le défis d’enclavement, le Tanganyika connait de problèmes d’insécurité suite aux conflits intracommunautaires entre les bantous et les pygmées. Une situation qui a longtemps pénalisé le secteur agricole dans cette partie du pays. Mais, d’après le ministre provincial,

“90% de ces milieux à conflits ont déjà retrouvés la paix et la restauration de l’autorité de l’Etat. Pour pérenniser cette paix, il faut donner du travail à la population. Ces différents projets agricoles vont contribuer à absorber le chômage”, a estimé l’ingénieur Marcel Kaya.

Le Tanganyika est l’une des quatre provinces démembrées de l’ex. Katanga. Il compte 6 territoires à savoir : Kalemie,Kabalo, Kongolo, Manono, Moba et Nyunzu.

Nadine FULA | Zoom Eco

Edito

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