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RDC : Pour Kabila, le processus de réinsertion socio-économique de jeunes a démarré

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Le Président de la République a saisi l’opportunité de son adresse à la Nation pour rappeler la jeunesse congolaise que la mise en œuvre effective des politiques appropriées promises en novembre dernier en vue de sa réinsertion socio-économique a démarrée.

« La promotion de l’entrepreneuriat local à travers les mesures de soutien au secteur privé ainsi que l’entrée en vigueur de la Loi sur la sous-traitance aux PME et PMI locales constituent aujourd’hui, des opportunités à saisir », a déclaré Joseph Kabila.

Le Président de la République qui espère que ces efforts créent plusieurs milliers d’emplois, affirme avoir instruit les entreprises du portefeuille de l’Etat de privilégier, dans le cadre de leur plan de redressement, la résorption du chômage des jeunes.

Cependant, chaque année près de deux millions des jeunes qui arrivent sur le marché de l’emploi ont du mal à trouver du travail, soit comme contractuels, soit comme indépendants. Alors que selon se chiffre de rendu public par Matata Ponyo, la capacité de création d’emplois de son Gouvernement entre 2012 et 2014 était de 100 000 jobs annuels dans une période où les indicateurs macroéconomiques étaient tous « au vert ».

Les analystes avertis sont d’avis que le défi est tel que les gouvernants congolais devraient d’abord définir une politique d’emploi claire, ambitieuse et adaptée aux réalités à même de résorber le chômage des jeunes avant de déployer une réelle volonté politique dans son exécution.

Selon une étude des experts de la Banque mondiale de 2015, la RDC devrait créer entre 2 à 4 millions d’emplois chaque année pour être en phase avec ce rythme de demandes qui ne cessent d’affluer et surtout boosté par une démographie oscillant autour de 3%.

Une chose est de vouloir promouvoir l’entreprenariat, une autre est de veiller à l’application stricte des mesures afin de garantir leur caractère non sélectif et non discriminatoire pour une quelconque raison.

Autant, tout jeune congolais entrepreneur et/ou détenteur d’un projet bancable répondant aux critères requis devrait bénéficier de l’appui direct aux Petites et Moyennes Industries et aux Petites et Moyennes Entreprises engagées dans l’agro-industrie et aux activités visant la chaînes des valeurs. Et ce, dans un processus transparent.

Un autre volet important concerne la sécurité des travailleurs et de son emploi vis-à-vis des employeurs congolais et surtout étrangers (particulièrement asiatiques).

Toutefois, entre les paroles et les actes, le fossé reste encore grand au point de rendre nuls les bonnes intentions et/ou les efforts du gouvernement dans ce secteur stratégique.

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