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RDC : le transfert d’eau de la rivière Ubangi vers le lac Tchad exige des études approfondies

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La problématique du transfert d’une quantité d’eau de la rivière Ubangui à la station de Palambo vers le Lac Tchad exige des études plus approfondies. La question était à l’ordre du jour de la quatrième édition du Forum Géosciences organisé, du 24 au 25 juillet 2018, par la faculté des sciences de l’UNIKIN. Les besoins actuels pour les populations de la RDC en eau potable, en irrigation et en la pèche sont à quantifier dans la perspective du développement durable du pays.

«Les ressources naturelles de la RDC, quels impacts pour le développement durable du pays ?», en était le thème principal. D’après le professeur Kasongo, il s’agit d’un problème mondial touchant au développement, à la sécurité et à la paix. Ce projet est soutenu par l’Union africaine (UA), la Banque africaine de développement (BAD), l’UNESCO et d’autres forces vives africaines et du monde.

Intervenant sur les grandes lignes de l’étude de faisabilité du rapport final dudit projet de transfert d’eau de l’Ubangi au Lac Tchad, M. Kasongo Numbi a indiqué qu’il y a lieu de tenir compte du processus de choix du site d’implantation, du réservoir, des ouvrages de retenue, du soutien à l’étiage, de la gestion du réservoir, de la centrale hydroélectrique (dimensionnement de turbines et estimation de la production), des infrastructures de soutien (routes d’accès, lignes de transport d’électricité, postes de transformation, ateliers, etc.)

A cela s’ajoute, souligne – t – il, des systèmes de transfert interbassin de barrage, des  hydrauliques, de l’aménagement des hydro-systèmes et de la navigation ainsi que de l’analyse économique et financière de ce projet de transfert, des impacts positifs et négatifs de l’étude et l’ensablement/désensablement du Lac Tchad/apports sédimentaires ainsi que de la gestion environnementale et sociale.

Quant aux principaux objectifs du projet de transfert d’eau interbassin de l’Ubangi au Lac Tchad, M. Kasongo a indiqué qu’ils consistent à arrêter l’assèchement du Lac Tchad. La restauration graduelle de son niveau normal, comme moyen de le sauvegarder, de rétablir la pêche et l’agriculture irriguée le long du Lac et du Chari dans une perspective de lutter contre la pauvreté,  de permettre de relier les pays membres de la CBLT aux deux Congo par une voie navigable.

En effet, le transfert des eaux vise également à construire un barrage multifonctionnel dans la région de Palambo, en amont de la ville de Bangui, lequel permettra de contrôler l’étiage pour réguler la navigation sur l’Ubangui, de produire l’hydroélectricité à partir d’une centrale hydroélectrique érigée sur le barrage et de transférer une partie des eaux au Lac Tchad via le Chari.

D’où, la recommandation aux autorités congolaises d’organiser des études générales non seulement sur le site de Palambo mais sur toutes les ressources en eaux. cette nécessité des réflexions plus approfondies avant d’exploiter les eaux de ces sous bassins viendrait faire face aux défis de tels que le suivi hydrologique, les lacunes en termes d’information, les variables climatiques  et hydrologiques, la déforestation et le changement d’occupation des terres.

Quatre thèses de doctorat sont en cours de préparation sur cette matière à l’UNIKIN et d’autres recherches sont susceptibles de combler ces lacunes.

En rappel,  le professeur Tshimanga de l’UNIKIN, a indiqué dans son intervention sur «le potentiel hydrologique du bassin du Congo», que ce dernier dispose de 1 300 milliards des mètres cubes par an, entre les sous bassins principaux dont le Lualaba occupe 18%, le Moyen Congo 30%, le Kasaï 28%, le Sangha 6% , l’Ubangui 18% et le Bas- Congo 5%.

Agnès KEYEMBE | Stagiaire 

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