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RDC : Opacité dans la gestion du projet INGA 3, la CORAP exige la transparence !

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RDC : Opacité dans la gestion du projet INGA 3, la CORAP exige la transparence !

Une centaine d’Organisations de la Société Civile regroupée autour de la Coalition Reformes Actions Publiques (CORAP) a déploré des obstacles liés à l’accès à l’information publique et à la « gestion opaque » du projet de construction du barrage d’Inga 3 dans la province du Kongo Central. Pour plus de transparence, cette plate-forme demande au Chef de l’Etat d’ordonner la publication de toutes les données disponibles en rapport avec ce projet précisément le traité signé avec la République Sud-Africaine ainsi que d’autres accords financiers sur Inga 3.

Pas de mécanisme d’accès à l’information publique

La CORAP affirme se poser plusieurs questions liées aux enjeux et à la gestion projet Inga 3 pour lequel, précise – t – elle, aucun mécanisme officiel d’accès à l’information publique n’est disponible et la redevabilité non définie. Et de s’interroger : « Est-ce une opportunité pour le pays ou pour les individus ? »

Les membres déplorent le fait qu’en dépit de tractations et discussions au niveau des différents partenaires et financiers de la RD Congo ayant conduit à la signature d’un traité entre Kinshasa et Pretoria, les clauses de ce contrat ne sont toujours pas bien connues du public. Et ce, malgré le début de financement de la Banque Mondiale qui par la suite s’est retiré du projet par manque de transparence.

Pas d’études d’impacts Environnementaux et sociaux

La mise en œuvre de ce projet aura à affecter négativement les droits des populations riveraines d’Inga vivant dans les 5 villages (Kilengo, Lundu, Lubwaku, Camps Kinshasa et Nvuzi 3). Pour ces ONGs, cet impact touchera également les habitants des sites ciblés pour recevoir la ligne de transport de l’électricité à travers le pays, avec la probable délocalisation des populations pour de sites de relocalisation non encore connues. D’où, dénoncent-elles, l’absence d’un plan de délocalisation et de réinsertion.

« Les Organisations de la Société Civile, ainsi que les communautés locales d’Inga restent très préoccupées par la non réalisation des Etudes d’Impacts Environnementaux et Sociaux. Elles ignorent à cet effet les dispositions et échéances arrêtées pour la réalisation de ces dernières, afin d’accompagner efficacement les communautés locales dans l’expression de leur consentement durant les consultations », lit-on dans le communiqué de la CORAF parvenu à Zoom Eco.

Obstruction au droit à l’information

C’est un silence radio que les ONGs ont observé de la part des autorités congolaises impliquées dans la gestion de ce projet par rapport aux besoins d’informations devant éclairer leurs préoccupations.

Du Premier Ministre, au Chef de Division provincial de l’énergie au niveau de Matadi en passant par le Ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité, le Chargé de Mission du Président de la République et responsable de l’Agence pour la Promotion et Développement du projet Grand Inga (ADPI) et le Directeur Général de la Société Nationale de l’Electricité (SNEL) aucune de leurs demandes n’a reçu de réponse positive à l’exception de l’accusé de réception de la SNEL. 

« Voilà pourquoi, les Organisations de la Société Civile […] condamnent cette attitude affichée par les autorités susmentionnées, qui violent le droit d’accès à l’information reconnu à chaque citoyen et, consacré par les dispositions de l’article 24 de la constitution de la RDC. Cette attitude justifie en outre la mauvaise gouvernance du projet Inga 3, qui se défini par le manque de transparence et l’opacité qui entoure la mise en œuvre de celui-ci ».

5 destinataires, 11 recommandations

Au Président de la République, les Organisations signataires ont également recommandé la mise de l’ADPI sous l’autorité du Premier Ministre et du Ministre de l’Energie et Ressources Hydrauliques. Le Président de l’Assemblée Nationale est invité à accélérer la procédure d’adoption de la Loi portant accès à l’information et à initier une enquête parlementaire sur la gestion du projet Inga 3.

Quant au Premier Ministre , il lui est préconisé de mettre en place le mécanisme de diffusion d’informations sur le projet Inga 3 en faveur du grand public, en attendant la promulgation de la loi portant accès à l’information.

Alors que les Partenaires au Développement devraient veiller à la prise en compte des droits fondamentaux des communautés locales d’Inga et de celles de sites visés pour la construction de la ligne de transport de l’électricité à produire dans tout accord de financement du projet Inga; à l’implication des partis prenantes au projet, notamment la Société Civile et les communautés locales dans toutes les phases du projet Inga 3 ; et au respect des normes environnementales et techniques reconnues sur le plan international pour le projet Inga.

« A la Société Civile, de militer pour la réalisation des Etudes d’Impacts Environnementaux et Sociaux avant le début du projet Inga 3 ; de plaider pour l’accès inclusif des populations congolaises à l’énergie à travers notamment la production énergétique des centrales à tailles moyennes et autres formes des Energies Renouvelables ; et de militer pour l’accès pour tous à l’information et la bonne », a recommandé la CORAP. 

Au demeurant, les Organisations de la Société Civile pensent qu’il n’est pas opportun de développer un grand projet tel que Grand Inga, dans un contexte caractérisé par la mauvaise gouvernance caractérisée par l’absence de la transparence dans le développement de celui-ci.

Zoom Eco

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