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RDC : Bras de fer «Gouvernement-Pétroliers», le peuple victime !

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RDC : Bras de fer «Gouvernement-Pétroliers», le peuple victime !

L’augmentation du prix du carburant à la pompe oppose le Gouvernement congolais aux opérateurs du secteur pétrolier. De ce bras de fer visiblement engagé, la population en sort victime. Elle paye le prix de la pénurie. Depuis 72 heures, nombreux sont ces kinois qui cherchent à savoir où se trouverait la quantité suffisante de carburant évoquée par la SEP pour contourner cette crise. Entre-temps, les stations services ont rationnalisé la vente. Et chaque jour, la quantité baisse. 

Le Carburant devient une denrée de plus en plus rare à Kinshasa. Cette rareté renforce l’activité de vendeurs manuels d’Essence et du Gasoil communément appelés « Kadhafi ». Ces derniers, positionnés aux alentours des stations services, vendent le litre à 2 000 francs congolais, soit avec une marge de 270 francs congolais par rapport au prix officiel.

« En tant que revendeurs, nous sommes obligés d’appliquer une marge bénéficiaire sur le prix d’achat du litre de carburant. Depuis le début de cette crise, la quantité vendue par les stations baisse quotidiennement. C’est pourquoi il y a de files d’attente partout. Certaines stations ne vendent pratiquement plus. Il est normal que ceux qui ne parviennent pas à s’approvisionner à la pompe recourent à nous. Et pour ce service, ils ont obligés de payer le prix », a expliqué à Zoom Eco, M. Paulin Muntu.

Côté Gouvernement, il est hors de question de procéder à une nouvelle augmentation du prix de carburant à la pompe comme le réclame les pétroliers. Le Ministre d’Etat à l’Economie Nationale, Joseph Kapika, a estimé devant la presse que le moment ne s’y prête pas d’autant plus que le Gouvernement a consenti d’énormes sacrifices des pétroliers.

En plus de la vente de 20 millions USD aux banques commerciales par la Banque Centrale du Congo pour faciliter aux opérateurs économiques l’importation des marchandises et autres produits dont le pays a besoin, soutient M. Joseph Kapika, il y a également des allègements fiscaux qui ont été accordés aux sociétés pétrolières pour leur permettre d’améliorer, tant soit peu, leur trésorerie. Et en échange, les prix à la pompe devraient être gelés. a précisé le ministre d’Etat Kapika.

Pour leur part, les Pétroliers tiennent mordicus à la révision du paramètre « Taux de Change » dans la structure des prix de carburant à travers le pays. Ils ont évoqué son caractère « caduque » au regard de la dépréciation de la monnaie nationale avec laquelle ils font le gros de leurs recettes.

A RE(LIRE) : Menace de panne sèche, l’actualisation du taux de change de la structure des prix s’impose !

D’après un pétrolier contacté par Zoom Eco, la conversion des francs congolais en dollars américains pour le renouvellement de leurs stocks en carburant occasionne d’énormes pertes en défaveur des sociétés pétrolières. Si le taux actuel de la structure des prix est de 1 380 CDF le Dollar US, celui appliqué sur le marché de change courant avoisine les 1 600 CDF le Dollar US.

C’est ainsi que la profession pétrolière préconise au Gouvernement l’adoption d’une mesure exceptionnelle d’urgente pour actualiser le taux de change structure en l’alignant au taux de change auquel il serait en mesure d’appliquer immédiatement. Cela faciliterait la mise à disposition des devises nécessaires aux pétroliers pour importer en toute urgence du carburant.

En attendant l’issue de la réunion bipartite annoncée pour ce lundi 04 Septembre 2017, la rationalisation de vente de carburant à la pompe perturbe le rythme d’activités de la population congolaise.

Zoom Eco

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