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Economie

RDC : Daniel Mukoko Samba et Ian J. McCary discutent des leviers de transformation productive

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La transformation de l’économie congolaise s’impose progressivement comme une question centrale dans l’orientation des politiques publiques.

Dans ce contexte, le Vice-Premier Ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, s’est entretenu, le mardi 21 avril 2026, avec Ian J. McCary, Chargé d’Affaires a.i. de l’Ambassade des États-Unis, autour des mécanismes susceptibles de faire évoluer la structure productive du pays.

Au-delà du cadre diplomatique, les discussions mettent en lumière une contrainte bien identifiée.

L’économie congolaise reste fortement spécialisée dans l’exportation de matières premières, avec une faible transformation locale.

Cette configuration limite la capacité à capter une part significative de la valeur générée, tout en rendant la croissance dépendante des fluctuations des marchés internationaux.

Dans ce contexte, la diversification ne se résume pas à une multiplication des secteurs. Elle renvoie à la capacité à créer des activités productives intégrées, capables de générer des revenus domestiques, d’élargir l’assiette fiscale et de stabiliser les cycles économiques. Cela implique une réallocation progressive des investissements vers des segments où la valeur ajoutée est plus élevée.

La transformation locale apparaît comme un point de passage obligé.

Tant que les ressources naturelles sont exportées à l’état brut, une part importante de la richesse continue d’être captée à l’extérieur.

Le développement d’unités industrielles permettrait de retenir une fraction plus importante des revenus, mais cette évolution suppose des conditions spécifiques, notamment un accès fiable à l’énergie, une logistique fonctionnelle et des financements adaptés.

L’analyse économique souligne également le rôle déterminant de l’environnement des affaires. Les décisions d’investissement s’appuient sur des critères de prévisibilité. Une régulation instable ou des procédures complexes augmentent le coût du risque et ralentissent les engagements.

Dans ce cadre, la formalisation de l’économie devient un enjeu transversal, car elle conditionne la capacité de l’État à encadrer et à orienter les flux économiques.

La pression démographique renforce ces impératifs. Avec une population jeune en expansion, la création d’emplois ne peut plus reposer uniquement sur les secteurs extractifs, peu intensifs en main-d’œuvre.

Le développement d’activités industrielles et de services apparaît comme une condition pour absorber la demande de travail et éviter une déconnexion entre croissance et emploi.

Certains analystes estiment que la transition vers une économie plus productive dépendra de la cohérence des politiques publiques.

La politique industrielle, les incitations fiscales et les investissements en infrastructures doivent converger vers un même objectif.

Sans cette coordination, les initiatives restent fragmentées et peinent à produire des effets durables.

La dimension internationale joue un rôle d’appui, notamment en matière de financement et de transfert de compétences.

Toutefois, la transformation économique repose en grande partie sur des dynamiques internes, liées à la capacité des institutions à structurer les marchés et à réduire les contraintes opérationnelles.

Dans cette configuration, les échanges entre responsables économiques et partenaires extérieurs traduisent une tentative de repositionnement.

L’enjeu consiste à déplacer le centre de gravité de l’économie, en passant d’une logique d’extraction à une logique de production, avec des effets attendus sur la création de valeur et la résilience économique.

Flory MUSISWA

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