Economie
RDC : Mukoko Samba échange avec l’Union européenne sur le corridor de Lobito

Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a échangé ce mardi 12 mai 2026 à Bruxelles avec le Commissaire européen chargé des Partenariats internationaux, Jozef Síkela, autour du renforcement de la coopération économique entre la République démocratique du Congo et l’Union européenne dans le cadre de l’initiative Global Gateway.
Les discussions ont porté sur le corridor de Lobito, les infrastructures de transport, l’énergie ainsi que les perspectives de développement économique régional.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par l’accélération des investissements occidentaux autour des minerais critiques africains utilisés dans les chaînes industrielles liées à la transition énergétique, notamment le cuivre et le cobalt dont la RDC demeure l’un des principaux producteurs mondiaux.
Le corridor de Lobito est aujourd’hui considéré comme l’un des projets stratégiques majeurs soutenus par l’Union européenne et les partenaires du G7 en Afrique centrale et australe. Le projet vise à connecter les régions minières de la RDC et de la Zambie au port angolais de Lobito afin de réduire considérablement les coûts et les délais logistiques des exportations.
Selon les données communiquées par l’Union européenne, le corridor pourrait réduire le temps de transit des marchandises entre la RDC et l’océan Atlantique de plus d’un mois à environ une semaine.
Dans le cadre de Global Gateway, l’Union européenne indique avoir déjà mobilisé plus de 2 milliards d’euros pour soutenir les infrastructures, la logistique, l’énergie, les chaînes de valeur agricoles et minières ainsi que les projets liés à l’emploi et à la formation le long du corridor.
À l’issue des échanges, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de promouvoir des projets structurants favorisant l’intégration régionale, la transformation locale et la création de valeur au bénéfice des populations.
Pour les experts, le corridor de Lobito dépasse désormais la seule question du transport minier. Ils estiment que ce projet pourrait devenir un levier de transformation économique régionale capable de soutenir l’industrialisation, le développement énergétique, les chaînes de valeur agricoles et l’intégration commerciale entre l’Afrique centrale et australe.
Les analyses de plusieurs think tanks spécialisés dans les infrastructures et les chaînes d’approvisionnement stratégiques soulignent également que le corridor pourrait renforcer la compétitivité logistique de la RDC, attirer davantage d’investissements industriels et soutenir l’émergence d’activités de transformation locale autour des minerais critiques.

Des centres de recherche spécialisés rappellent toutefois que l’impact réel du projet dépendra fortement de la capacité des États concernés à développer des infrastructures complémentaires, garantir la stabilité réglementaire et intégrer davantage les économies locales dans les retombées générées par le corridor.
Flory MUSISWA
























