Connect with us

a la une

RDC : pénurie du maïs au Katanga, Joseph Kapika rassuré des mesures prises par l’Etat !

Published

on

Les provinces de l’ex. Katanga sont confrontées à une nouvelle pénurie du maïs. Celle-ci est causée par le refus de la Zambie d’exporter cette denrée alimentaire. Conséquence : le maïs devient rare sur le marché local et cette rareté entraîne la hausse des prix d’environ 38%. Dans une interview exclusive accordée à Zoom Eco, le ministre de l’Economie nationale, Joseph Kapika rassure des mesures prises par le gouvernement central afin de juguler cette crise.

Trois types de mesures

Le gouvernement qui a dépêché une équipe d’experts sur terrain met déjà en œuvre des à court, moyen et long termes pour contourner de manière durable la pénurie du maïs dans cette partie du pays.

« A court terme, les tonnes de maïs se trouvant à Kongolo ou Nyunzu doivent être acheminés vers Lubumbashi. Et la SNCC est mise à contribution pour assurer ce déplacement. Car, il y a de territoires qui produisent du maïs, en grande quantité, et il existe même quelques minoteries », a indiqué Joseph Kapika.

A moyen terme, la RDC est résolument engagée à promouvoir la culture de cette denrée dans l’objectif d’éviter de prochains cycles de pénuries. Le ministre d’Etat en charge de l’Economie est convaincu que « grâce au crédit agricole prévu par le gouvernement via le ministère de l’Agriculture, les opérateurs économiques de ce secteur pourront booster leur production intérieure. »

A long terme, soutient Joseph Kapika, les congolais devraient prendre conscience que le pays a un sol très fertile qui ne demande qu’à être exploiter.

« Le secteur agricole est inépuisable. Il a une prédominance sur celui de mines. Car, les ressources minières sont épuisables. D’ici 15 et 20 ans, on n’aura plus la même quantité de richesses minières. Il faut donc pousser les jeunes à faire de l’agriculture, leur business », a préconisé le ministre d’Etat en charge de l’Economie nationale.

A RE(LIRE) : fin de la crise de maïs dans l’ex. Katanga en 2016, quatre mesures à observer

Zambie ferme ses vannes

C’est une énième pénurie de maïs qui frappe cette partie du pays. A des périodes correspondantes, les katangais vivent la même situation. En effet, les zambiens consomment aussi du maïs comme les congolais. Cette denrée est très prisée dans les provinces de l’ex. Katanga et constitue même leur aliment de base. Quoi de plus normal que pendant la période de sécheresse que la Zambie ferme ses vannes en s’interdisant toute exportation vers la RDC afin d’éviter la pénurie à sa population.

Si cette situation, rassure Joseph Kapika, est suivie de près par ses services, il précise que cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus de maïs en RDC. Qu’est-ce qui explique que cette nouvelle pénurie du maïs zambien affecte autant le Katanga ?

« La Zambie subventionne l’agriculture. D’où, sa production est moins chère que le maïs du Congo. Nous produisons du maïs vers Kongolo, Nyunzu, voir même tout autour de Lubumbashi. Et, il y a même une grande minoterie à Kolwezi. Seulement, le prix n’est pas compétitif. La quantité produite et rendue disponible sur le marché n’arrive pas à satisfaire les besoins de la population en maïs. Aussi, une très grande production pourrit dans les villages par manque d’évacuation, les routes de desserte agricoles étant dans un mauvais état ».

En attendant des résultats des mesures prises à court terme, un sac de 25 kilogrammes de farine de maïs est passé de 18 000 francs congolais (CDF) à 25 000 CDF à Lubumbashi. Alors qu’au niveau de la frontière avec la Zambie, il a subi une augmentation 2 000 CDF, soit de 9 000 à 11 000 CDF.

Nadine FULA | Zoom Eco

Continue Reading
Advertisement
Click to comment

Laisser un commentaire

Edito

Advertisement
%d blogueurs aiment cette page :