Finance
RDC : 2.400 milliards de CDF de recettes publiques mobilisées au 24 septembre 2025

À la date du 24 septembre 2025, les recettes publiques mobilisées par les régies financières de la République Démocratique du Congo (RDC) se sont élevées à 2.421,1 milliards de Francs congolais (CDF), montant équivalent à 849,6 millions USD en rythme mensuel.
Le montant mobilisé au cours de cette période représente 73 % des prévisions budgétaires mensuelles, selon les données provisoires publiées par la Banque Centrale du Congo (BCC).
Ces chiffres, issus du tableau de suivi de la situation financière de l’État, traduisent un certain dynamisme dans la mobilisation des ressources publiques, bien qu’un déficit de trésorerie ait été enregistré sur la période considérée.
Le plan de trésorerie prévisionnel pour le mois fait état de recettes totales attendues à hauteur de 3.317,2 milliards de CDF, pour des dépenses évaluées à 3.401,2 milliards de CDF, soit un déficit mensuel de 83,8 milliards de CDF.
Malgré ce déséquilibre, la situation pourrait s’améliorer à la clôture du mois, notamment avec l’encaissement du troisième acompte provisionnel de l’impôt sur les bénéfices et profits, qui n’avait pas encore été comptabilisé au 24 septembre 2025.
Dans le détail, la structure des recettes collectées par les trois principales régies financières se présente comme suit :
– Direction Générale des Impôts (DGI) : 1.582,5 milliards de CDF;
– Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) : 599,8 milliards de CDF;
– Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations (DGRAD) : 238,9 milliards de CDF.
Ces chiffres confirment la place prépondérante des impôts directs et indirects dans le financement de l’action publique, tout en soulignant l’importance croissante des autres sources comme la parafiscalité.
Alors que le pays fait face à divers défis économiques, cette mobilisation partielle des recettes montre les efforts consentis pour renforcer les capacités budgétaires de l’État. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer la performance globale du mois, une fois l’ensemble des opérations comptabilisées.
Mitterrand MASAMUNA






















