Connect with us

Finance

RDC : 28,9 milliards USD nécessaires pour lancer le projet Mines de Fer de la Grande Orientale

Published

on

Le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a présenté au Conseil des Ministres du vendredi 9 janvier 2026, le projet Mines de Fer de la Grande Orientale (MIFOR), ainsi que les orientations de gouvernance nécessaires à sa mise en œuvre.

Ce projet stratégique marque une étape majeure dans la valorisation industrielle du potentiel ferrifère national.

Selon le Ministre de Mines, les ressources de minerai de fer concernées sont estimées entre 15 et 20 milliards de tonnes, avec une teneur moyenne supérieure à 60 %, positionnant la République Démocratique du Congo parmi les principaux détenteurs mondiaux de ressources ferrifères encore inexploitées à grande échelle.

« Les études techniques et économiques consolidées font apparaître un budget d’investissement initial estimé à 28,9 milliards de dollars américains pour la première phase du projet. Cette enveloppe couvre l’ensemble des composantes structurantes, notamment l’extraction minière à grande échelle ; les unités de transformation industrielle du minerai ; la mise en place d’un corridor logistique multimodal combinant rail lourd, transport fluvial sur le fleuve Congo et accès au port en eaux profondes de Banana. La phase initiale est dimensionnée pour une capacité de production d’environ 50 millions de tonnes par an, avec une extension progressive possible jusqu’à 300 millions de tonnes par an, des volumes comparables aux plus grands bassins ferrifères internationaux.  », précise le compte-rendu présenté par le Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe.

Sur un horizon de 25 ans, le modèle économique du projet MIFOR projette un chiffre d’affaires cumulé supérieur à 679 milliards USD ; un cash-flow net excédant de 308 milliards USD ; un taux de rentabilité interne élevé, traduisant la robustesse du projet dans des hypothèses de marché prudentes.

Au-delà de l’exploitation minière, MIFOR est conçu comme un instrument financier stratégique, permettant à l’État de transformer une ressource minérale en infrastructures souveraines, puis en recettes durables, contribuant à la stabilité macroéconomique et au développement territorial équilibré.

Après plus d’un siècle d’exploitation minière essentiellement concentrée sur le cuivre et le cobalt, le projet MIFOR constitue une diversification stratégique majeure du secteur extractif national. Il ambitionne de repositionner le pays comme un acteur clé du marché mondial du fer, tout en maximisant les retombées économiques pour l’État.

Le projet a également suscité l’intérêt d’investisseurs institutionnels internationaux, disposant de capacités reconnues en structuration et financement de projets macro-économiques. Cet intérêt constitue un signal positif de bancabilité et de crédibilité internationale, sans préjuger des décisions souveraines de l’État ni créer d’engagement juridique à ce stade.

Le Conseil des Ministres a autorisé la mise en place d’une Commission interministérielle élargie dédiée au projet MIFOR. Cette Commission sera chargée d’assurer le pilotage stratégique, la coordination institutionnelle et la structuration progressive du projet, dans le strict respect des orientations souveraines du Gouvernement.

AGNES KAYEMBE

Advertisement
Advertisement Zoomeco

Edito

ZoomEco TV