Finance
RDC : Le Gouvernement astreint à la rationalisation des dépenses publiques

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a attiré l’attention du Gouvernement sur l’état de la conjoncture macroéconomique nationale lors de la réunion du Conseil des Ministres tenue le vendredi 9 janvier 2026.
S’appuyant sur les données officielles ainsi que sur le cadrage macroéconomique contenu dans la Loi de finances 2026 récemment promulguée, le Chef de l’État a mis en garde contre les risques susceptibles d’affecter la stabilité économique du pays.
Selon le Président de la République, bien qu’une appréciation du Franc congolais ait été observée depuis le mois de septembre 2025, les projections officielles à l’horizon fin 2026 font néanmoins apparaître un risque de dépréciation de la monnaie nationale.
Une situation qui, a-t-il souligné, impose une vigilance accrue et une action gouvernementale rigoureusement coordonnée afin de préserver les équilibres macroéconomiques.
Face à ces perspectives, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de renforcer la discipline des finances publiques. Il a rappelé que la rationalisation des dépenses publiques constitue un levier immédiat, crédible et indispensable pour contenir les déséquilibres budgétaires et consolider la stabilité macroéconomique.
Cette démarche, a-t-il précisé, doit s’appuyer sur une allocation plus efficiente des ressources de l’État, notamment par l’élimination des dépenses non prioritaires ou insuffisamment justifiées.
Le Chef de l’État congolais a également mis l’accent sur l’importance d’une communication institutionnelle cohérente et responsable en matière de politique macroéconomique. Une telle communication, selon lui, est essentielle pour préserver la crédibilité de l’action publique et renforcer la confiance des partenaires économiques, tant au niveau national qu’international.
À l’issue de son intervention, le Président de la République a instruit la Première Ministre de lui transmettre, dans un délai de quinze jours, un rapport précis et documenté sur l’état d’avancement effectif du processus de rationalisation des dépenses publiques. Ce rapport devra détailler les mesures déjà mises en œuvre ainsi que les résultats attendus à court terme.
Par cette démarche, le Président Tshisekedi entend s’assurer de la mise en œuvre effective des orientations budgétaires arrêtées pour l’exercice 2026, dans un contexte marqué par des défis économiques persistants et des exigences accrues de rigueur dans la gestion des finances publiques.
Mitterrand MASAMUNA






















