Finance
RDC : Budget 2026, les recettes fiscales attendues à 20.295,4 milliards de CDF

Les recettes des impôts assignées à la Direction Générale des Impôts (DGI) sont projetées à 20.295,4 milliards de francs congolais (CDF) pour l’exercice budgétaire 2026, selon les données de la loi de finances.
Ce montant équivaut à près de 7 milliards de dollars américains, au taux budgétaire moyen arrêté à 2.900,3 CDF pour un dollar, et traduit une hausse de 23,7 % par rapport à l’exercice 2025, au cours duquel les recettes fiscales s’élevaient à 16.407,6 milliards de CDF.
Cette progression significative repose sur la mise en œuvre de mesures fiscales et administratives destinées à élargir l’assiette fiscale et à renforcer l’efficacité de la mobilisation des recettes.
Parmi les principales réformes envisagées figurent l’opérationnalisation de la facture normalisée, l’introduction et la généralisation des dispositifs électroniques fiscaux, ainsi que l’attribution du Numéro d’Impôt en ligne ou d’office, à l’initiative de l’Administration fiscale, sur la base des informations dont elle dispose.
Les recettes fiscales projetées pour 2026, hors secteur pétrolier, se répartissent entre plusieurs catégories majeures.
Les impôts sur les bénéfices et profits, ainsi que sur les revenus des capitaux mobiliers, constituent la principale source de recettes, avec une prévision de 9.607,5 milliards de CDF, soit 47,3 % du total des recettes des impôts.
Les impôts sur les biens et services, principalement la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), devraient générer 5.822,1 milliards de CDF, représentant 28,7 % des recettes fiscales.
Les impôts sur les rémunérations sont attendus à 4.052,9 milliards de CDF, correspondant à 19,9 % du total.
Les autres recettes fiscales, regroupant diverses taxes et impositions résiduelles, sont projetées à 564,2 milliards de CDF, soit 2,8 % des recettes des impôts.
À travers ces assignations, le Gouvernement congolais affiche son ambition de renforcer la mobilisation des recettes internes et de réduire la dépendance aux financements extérieurs.
La montée en puissance des outils numériques de contrôle fiscal et l’amélioration de l’identification des contribuables s’inscrivent dans une dynamique de modernisation de l’administration fiscale, censée améliorer le civisme fiscal et limiter les pertes de recettes.
Ces projections s’intègrent dans le cadre plus large du budget de l’État pour l’exercice 2026, élaboré dans un contexte de recherche d’équilibre budgétaire et de soutenabilité des finances publiques, avec pour objectif de soutenir les priorités économiques et sociales du pays.
Mitterrand MASAMUNA






















