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RDC : La Banque Centrale doute des allégations contre la  BGFIBank !

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RDC : La Banque Centrale doute des allégations contre la  BGFIBank !

Le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), Deogracias Mutombo émet des doutes sérieux sur les accusations portées contre la BGFIBank. Et il évoque 3 arguments attestant que la RDC est active dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. D’après Top Congo FM, il est intervenu ce jeudi 19 Octobre 2017 à partir de Washington au siège de l’Atlantic Council, un Think Tank américain pour aborder cette question actualité brûlante.

En effet, un groupe d’enquêteurs d’une ONG américaine a dénoncé, dans un Rapport rendu public mardi 17 Octobre 2017, des transferts d’argent de cette banque de la RDC vers  des entreprises ou des particuliers finançant le Hezbollah.

A analyser l’argumentaire du Gouverneur Deogracias Mutombo, Zoom Eco reconstitue le puzzle du mécanisme tri-dimensionnel anti blanchiment des capitaux et financement du terrorisme qui serait observé scrupuleusement par la Banque Centrale du Congo.

Premièrement, la BGFI-Bank, comme toutes les autres les banques, a l’obligation de sûreté prudentielle de toutes transactions de manière à signaler à la Cellule Nationale des Renseignements Financiers (CENAREF) par déclaration de soupçons, toutes les opérations jugées inhabituelles dont l’origine des fonds n’est pas justifiée.

Quand bien même il affirme attendre « avec sérénité » les résultats des enquêtes des services compétents, le Gouverneur de la BCC a été clair : « La BGFI (banque récemment citée) a toujours collaboré avec les autorités bancaires américaines sur certains dossiers suspects, a même fermé des comptes ».

Deuxièmement, la Banque Centrale du Congo rassure qu’elle assume pleinement ses obligations de surveillance et de contrôle l’origine de tous les flux financiers tant à l’importation qu’à l’exportation.

« […] nous veillons à l’obligation de surveillance, de vigilance pour identifier chaque client. Tous les transferts internationaux sont soumis aux contrôles imposés par les réglementations d’urgence et en matière de lutte de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme », a précisé le Gouverneur Deogracias Mutombo.

Troisièmement, soutient le Gouverneur de la BCC, la RD Congo est en relation avec beaucoup d’organisations régionales et internationales impliquées dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

« […] Nous avons l’obligation de geler les avoirs de toutes les personnes sanctionnées par les USA, l’ONU ou toute organisation internationale. Notre système bancaire ne laisse pas de complaisance ou de possibilités au financement du terrorisme ou au blanchiment des capitaux. Car, il est très normatif et très contraignant », a – t – il précisé.

Au delà de ces arguments, les enquêteurs auteurs du Rapport Le Trésorier des terroristes” sont d’avis, au regard des éléments en leur disposition, qu’il y a eu effectivement des transferts financiers de BGFIBank et qui impliquaient des sociétés liées aux bailleurs de fonds du Hezbollah, un groupe terroriste et parti politique libanais. Les principales entités concernées seraient des filiales de Congo Futur, un groupe d’entreprises basé à Kinshasa et assujetti au régime de sanctions du Département du Trésor américain.

Malgré les avertissements adressés notamment à Selemani Francis Mtwale, membre de la famille Kabila dirigeant la BGFIBank RDC de puis 2011, The Sentry rapporte que les relations entre cette banque et les sociétés liées au Hezbollah se sont poursuivies.

Et de préciser : « La BGFIBank RDC a même été jusqu’à demander que certaines transactions soient débloquées par le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Département du Trésor américain après que d’autres banques ont refusé d’effectuer ces mêmes opérations. La BGFIBank RDC tenait toujours des comptes pour les sociétés affiliées à Congo Futur en 2016. Cette situation soulève d’importantes questions concernant la capacité et la volonté de la banque à s’acquitter de ses obligations quant à l’application des sanctions et au respect des règles contre le blanchiment d’argent ».

Zoom Eco

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