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RDC : La BCC viole l’instruction du Premier Ministre, la FEC dénonce !

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RDC : La BCC viole l'instruction du Premier Ministre, la FEC dénonce !

[Exclusif] – La Banque Centrale du Congo (BCC) est pointée du doigt comme réfractaire à l’instruction du Premier Ministre relative à la suspension de toutes les missions de contrôle intempestif auprès des opérateurs économiques. Par un courrier officiel adressé au Ministre des Finances, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) dénonce des cas de contrôle irrégulier de ses membres à Lualaba et dans le Haut-Katanga.

Sur base d’un ordre de mission collectif du Ministre des Finances du 20 Septembre 2017, les agents de la BCC effectuent actuellement un contrôle dans plusieurs sociétés minières. Selon la FEC, ce contrôle porte sur les actes générés par le Ministère des Mines ainsi que les opérations de change.

« Contrairement à leurs collègues des régies financières membres de l’équipe qui ont arrêté le déroulement de la mission, ces agents s’obstinent à obtempérer à l’instruction de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre qui […] a décidé de suspendre les missions de contrôle intempestif pour des raisons évidentes d’assainissement du climat des affaires en cette période où les entreprises sont l’objet des tracasseries de tout genre», a décrié M. Marc Atibu Saleh.

En effet, le Premier Ministre Bruno Tshibala présentait cette décision comme une mesure conservatoire en attendant la mise en oeuvre de recommandations des assises sur le climat des affaires et la reforme du système fiscal qui se sont tenues récemment en RDC.

A RE(LIRE) : Tshibala suspend les missions de contrôle tracassier des sociétés privées

Face à cette violation visiblement délibérée de la part des agents de la Banque Centrale du Congo, la FEC demande au Ministre des Finances de veiller à la stricte observance de l’instruction de sa hiérarchie.

«Nous vous saurions, par conséquence gré, de rappeler ces agents qui, par leur obstination, bafouent l’Autorité du Chef du Gouvernement et sapent les efforts d’instauration d’un environnement des affaires serein et apaisé en cette période de conjoncture économique particulièrement difficile», a conclu le Délégué de la FEC.

Pour rappel, dans sa lettre du 7 Octobre 2017 au Premier Ministre, le Ministre des Finances Henri Yav Mulang relevait le risque de l’interprétation biaisée de cette instruction comme ayant une portée plus grande que celle que Bruno Tshibala a voulu lui attribuer. D’où, la nécessité d’expliciter les limites de cette mesure auprès des opérateurs économiques.

Zoom Eco

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