Finance
RDC : les dépenses du Gouvernement chiffrées à 7.470,7 milliards de CDF au 1er trimestre 2025

Au premier trimestre 2025, les dépenses publiques globales de l’État congolais se sont élevées à 7.470,7 milliards de Francs congolais, soit 2,6 milliards de dollars, selon les chiffres officiels publiés par le ministère des Finances.
Sur ce total, 1.167,84 milliards de Francs congolais (CDF) ont été engagés en procédure d’urgence, notamment pour des dépenses exceptionnelles et le fonctionnement des institutions. Ces dépenses d’urgence représentent 15,63 % du total des engagements trimestriels.
Par ailleurs, les statistiques provisoires de la Banque Centrale du Congo, à fin mai 2025, renseignent la réalisation d’un déficit cumulé de 2.069,6 milliards de Francs congolais (CDF) contre un déficit programmé de 2.040,9 milliards de CDF pour les cinq premiers mois de 2025. Un déficit couvert principalement par les émissions des titres publics.
Les recettes de l’Etat ont totalisé 11.644,1 milliards de Francs congolais (CDF) contre une prévision de 10.672,5 milliards de CDF, dégageant ainsi une plus-value de 9,1 %.
L’analyse par poste révèle que les recettes provenant des impôts directs et indirects ont été de l’ordre de 6.635,8 milliards de CDF, grâce aux rentrées réalisées lors des échéances fiscales des mois d’avril et mai 2025.
Les recettes tirées du commerce extérieur et celles des accises ont atteint 2.574,3 milliards de Francs congolais (CDF), alors que les recettes administratives, domaniales et judiciaires se sont établies à 2.024,0 milliards de Francs congolais (CDF).
Les dépenses de l’Etat se sont chiffrées à 13.713,7 milliards de CDF contre un niveau programmé de 12.713,4 milliards de CDF, occasionnant ainsi une surconsommation de 7,9 % par rapport aux prévisions.
Il s’observe que les dépenses courantes ont été exécutées à hauteur de 8.254,5 milliards de CDF, alors que les dépenses en capital se sont situées à 1.050,3 milliards de Francs congolais.
La publication s’inscrit dans un contexte de renforcement de la gouvernance financière, conformément aux exigences du programme conclu avec le FMI. L’objectif : assurer une gestion plus efficace, traçable et réglementée des ressources publiques.
Ces données sont rendues disponibles chaque trimestre, en réponse aux standards internationaux en matière de transparence budgétaire, afin de faciliter le suivi par les partenaires techniques et financiers.
Mitterrand MASAMUNA
























