Banques
Monde : 3,34 milliards USD investis par la Banque mondiale pour garantir la sécurité routière en 10 ans

Alors que la planète atteint la moitié de la deuxième Décennie d’action pour la sécurité routière (2021-2030) initiée par l’ONU, l’urgence de réduire de 50 % les décès et blessures liés aux accidents de la route devient cruciale.
Avec 1,2 million de morts annuels, soit 3.300 décès quotidiens, la situation demeure alarmante, touchant particulièrement les jeunes et les enfants.r te
Dans ce contexte, la Banque mondiale s’est imposée comme un acteur clé en soutenant les pays à revenu faible et intermédiaire, où se concentrent 92 % des victimes.
Entre mi-2013 et mi-2023, l’institution a mobilisé 3,34 milliards de dollars pour financer des projets de sécurité routière. Rien qu’entre mi-2018 et mi-2023, ces initiatives ont permis à 65 millions de personnes d’accéder à des routes plus sûres, soit l’équivalent de la population du Royaume-Uni ou de l’Afrique du Sud.
La République Démocratique du Congo (RDC) est parmi les pays qui concentrent un grand nombre d’accidents de routes de par le monde. En cause ? 90% des routes sont muettes, avec des effets de signalisation fonctionnant que de manière partielle.
Outre cela, le pays semble ne pas accorder une priorité aux statistiques afin de recenser les accidents. Si le montant décaissé par la Banque mondiale pour combattre les accidents de route au pays n’est pas encore révélé, l’Institution deplore tout de même l’absence des résultats concrets : pas de routes modernisées, pas de routes éclairées…
Des solutions concrètes pour une meilleure sécurité routière
Face à l’échec relatif de la première décennie (2011-2020), la Banque mondiale a affiné son approche en misant notamment sur :
– L’amélioration des infrastructures : rénovation des routes, installation de feux tricolores et aménagements pour piétons et cyclistes.
– Le renforcement des réglementations : assistance aux gouvernements pour la mise en place de politiques plus strictes sur la vitesse et l’usage du casque et de la ceinture de sécurité.
– L’innovation technologique : financement de solutions intelligentes comme les radars et la gestion numérique du trafic.
– L’éducation et la sensibilisation : programmes de formation pour les conducteurs et campagnes de prévention auprès des populations les plus vulnérables.
L’objectif reste ambitieux, mais les efforts déployés démontrent qu’une baisse significative du nombre de décès est possible à l’horizon 2030. L’enjeu, pour les experts : transformer les milliards investis en vies sauvées.
Flory Musiswa
























