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RDC : plus de 45.000 cas de choléra enregistrés en 27 semaines

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La République Démocratique du Congo (RDC) fait face à une recrudescence marquée de l’épidémie de choléra avec plus de 45.000 cas enregistrés depuis le début de l’année 2025, dont 2.085 nouveaux cas pour la seule semaine 27, selon les données du ministère de la Santé rendues publiques lors du briefing de presse du Gouvernement tenu le lundi 14 juillet 2025.

Cette conférence de presse a été coanimée par le Ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, Porte-parole du Gouvernement, et le Ministre de la Santé, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Roger Kamba.

Une maladie ancienne, toujours active

Le choléra, introduit en RDC en 1973, n’a jamais disparu. Il persiste de manière endémique dans l’Est du pays (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tanganyika, Haut-Katanga, Haut-Lomami…), avec des flambées épidémiques périodiques.

En temps normal, révèle le Ministre Kamba, le pays recense en moyenne 1.000 cas par semaine, avec un taux de mortalité autour de 2 %.

2025 : une propagation accélérée

Depuis la 16e semaine de l’année, l’épidémie a pris de l’ampleur.

A la semaine 27, le seuil de 2.000 cas hebdomadaires été franchi, portant le cumul annuel à environ 45.000 cas.

Si le taux de létalité national est estimé à 3 %, certaines zones comme Kinshasa enregistrent des pics alarmants allant jusqu’à 9 %.

Les causes identifiées

Selon Dr Roger Kamba, plusieurs facteurs expliquent cette situation :

– Les déplacements massifs de populations depuis l’Est, zones historiquement infectées;

– Les inondations récentes, qui ont favorisé la dissémination du choléra le long des rivières;

– Une hygiène déficiente, notamment la consommation d’eau non traitée, les mains non lavées et la promiscuité dans certains milieux urbains et ruraux.

Une maladie évitable, mais qui se propage très rapide

Le choléra se manifeste par une diarrhée profuse et des vomissements sévères, pouvant entraîner une déshydratation mortelle en quelques heures.

Dr Roger Kamba a rappelé que la prise en charge rapide, notamment par la réhydratation et l’administration d’antibiotiques adaptés, permet de sauver des vies.

Le Ministre de la Santé publique a mis en garde contre l’automédication, notamment la prise incontrôlée de médicaments contre la diarrhée, qui aggrave l’évolution de la maladie en retenant les toxines dans l’organisme.

Les zones les plus touchées

Jusqu’à présent, 17 provinces ont notifié des cas. Les plus affectées sont : la Tshopo, le Sud-Kivu, le Maniema et la Mongala.

Recommandations du Gouvernement :

– En cas de symptômes, se rendre immédiatement au centre de santé le plus proche.

– Éviter l’automédication et suivre les consignes médicales officielles.

– Utiliser uniquement de l’eau traitée pour boire ou préparer les aliments.

– Renforcer l’hygiène des mains, particulièrement avant de manger ou après l’utilisation des latrines.

Une épidémie qui peut être contenue

« La situation est jugée grave mais maîtrisable. Le choléra est une maladie évitable et traitable, à condition d’agir vite et collectivement. », a insisté le Ministre Roger Kamba, appelant à une mobilisation nationale dans un contexte où les conditions environnementales accentuent la propagation du germe.

Flory MUSISWA

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