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Santé

RDC : Al Kitenge dévoile les vérités derrière la métamorphose du CHU Renaissance

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Al Kitenge, Directeur Général du Centre hospitalier universitaire Renaissance, sort de son silence après le tollé observé ces derniers jours.

Au cours d’une interview exclusive accordée à zoom-eco.net, il donne sa version des faits sur ce qui convient d’appeler désormais « le dossier CHU Renaissance ».

Face à une campagne de diabolisation orchestrée pour freiner les réformes, il prend la parole avec pédagogie et fermeté pour fixer l’opinion et éclairer les véritables enjeux : transformer un hôpital abandonné en une institution de référence.

Un hôpital effondré, un système éclaté

Avant l’actuelle transformation, Mama Yemo était devenu un hôpital en ruine. Un symbole de l’abandon : infrastructures délabrées, gestion éclatée, pratiques parallèles, pertes de recettes, dérives éthiques.

L’établissement, morcelé en une quinzaine de mini-hôpitaux, fonctionnait sans cohérence, où chaque service agissait selon ses propres règles, au détriment du malade.

La rupture initiée par le Chef de l’État

C’est dans ce chaos qu’un homme a porté une vision de rupture : le Président Félix-Antoine Tshisekedi. Grâce à son impulsion, quatre nouveaux bâtiments ont été construits, dont un désormais fonctionnel.

Le Ministre de la Santé, Dr Roger Kamba, met alors en place une nouvelle équipe dirigeante, portée par un modèle de gouvernance rénovée. À sa tête : Al Kitenge. Sa première mission : opérationnaliser un bâtiment neuf resté inutilisé pendant plus d’un an.

Discipline, transparence, restructuration

En trois mois, l’essentiel est fait : le bloc moderne est mis en service et accueille désormais 70 % des activités hospitalières. Les recettes sont centralisées et bancarisées, les privilèges indus démantelés.

« Nous avons imposé l’ordre, unifié l’hôpital, mis fin aux caisses parallèles. La transparence n’est pas un slogan, elle est devenue réalité. », explique Al Kitenge.

Mais la réforme a un prix. Des résistances s’organisent. « Certains agents ont choisi la stratégie du chaos : diffamation, mensonges, vidéos truquées, insultes. Ils manipulent l’opinion avec des mises en scène, parfois grotesques, souvent dangereuses. », regrette-t-il.

Plus grave encore, selon lui : ces détracteurs, mus par le désespoir, exploitent des ressorts malsains, jusqu’à agiter le spectre du tribalisme.

« Ils utilisent même les photos du Chef de l’État, de la Première Dame et de l’ancien médecin-directeur pour alimenter leurs narratifs. C’est une guerre de basse intensité contre l’ordre. », dit-il.

Des progrès tangibles au service de tous

Pourtant, sur le terrain, les signes du changement sont là. L’hôpital est plus propre, plus organisé, équipé et partiellement digitalisé. Les patients reviennent, la confiance renaît.

« Nos bus sont opérationnels, un garage a été récupéré et mis en valeur, les recettes sont traçables et auditables. Rien ne ressemble plus à ce que nous avons trouvé. », avance Al Kitenge.

Le CHU Renaissance s’impose aussi comme un des bastions de la gratuité de la maternité, dans le cadre de la Couverture Santé Universelle.

« Nous voulons bâtir ici un hôpital pour tous : les riches, la classe moyenne, et ceux qui n’ont rien. Parce que la santé est un droit fondamental. », note-t-il.

Un hommage vibrant, une promesse renouvelée

Al Kitenge rend hommage à ses équipes : « Médecins, infirmiers, sages-femmes, personnel soignant… à travers leur engagement, c’est toute l’âme du CHU Renaissance qui s’exprime : l’humanité, l’excellence, l’avenir. »

Et de marteler avec gravité et espoir :
« Nous faisons face, avec rigueur, à ceux qui veulent faire sombrer l’hôpital dans la régression. Mais nous restons debout. Car le rêve du Chef de l’État, c’est aussi le nôtre : offrir à la RDC le plus grand hôpital du continent, capable de soigner ici, chez nous, avec compétence et dignité. La Renaissance est en marche, et personne ne l’arrêtera. »

Flory MUSISWA

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