Connect with us

Secteur public

RDC : Félix Tshisekedi mise sur l’ENA pour refonder l’État par le mérite

Published

on

Lors de la cérémonie de sortie de la 9ᵉ promotion et d’accueil de la 10ᵉ promotion de l’École nationale d’administration (ENA), tenue le mardi 10 février 2026 à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a livré un message sans détour : la refondation de l’État congolais passe d’abord par la qualité de ses femmes et de ses hommes.

Dans un pays confronté à des défis structurels profonds, le capital humain devient l’arme stratégique centrale.

Devant les nouveaux énarques, le Chef de l’État congolais a rappelé la vocation de l’ENA : former des cadres compétents, disciplinés et intègres, recrutés et promus sur la base du seul mérite. Une rupture assumée avec les pratiques qui ont longtemps fragilisé l’administration publique, minée par la corruption, l’inefficacité et l’arbitraire.

La 10ᵉ promotion, baptisée en l’honneur du général Mamadou Ndala est ainsi appelée à incarner une administration au service exclusif de l’intérêt général.

Le message présidentiel s’est voulu à la fois politique et opérationnel. Instruction claire a été donnée à la Première Ministre et aux Ministres concernés : déployer l’ENA dans toutes les provinces, ériger un campus moderne à la hauteur des ambitions nationales et ouvrir la formation continue aux fonctionnaires déjà en service. Objectif affiché : professionnaliser durablement l’administration et rendre la réforme visible, concrète et mesurable sur l’ensemble du territoire.

À travers cette feuille de route, Félix Tshisekedi inscrit l’ENA comme pilier de la réforme de l’État.

Pour les observateurs, le pari est stratégique : sans une administration compétente et crédible, aucune politique publique ne peut produire d’impact réel.

En investissant dans la méritocratie et le capital humain, le pouvoir exécutif cherche à enclencher un changement de culture administrative, condition essentielle pour restaurer la confiance des citoyens et renforcer l’efficacité de l’action publique.

Ainsi donc, le ton est donné : l’État congolais entend se reconstruire par ses élites administratives, formées, évaluées et mobilisées au service de la nation.

Flory MUSISWA

Advertisement
Advertisement Zoomeco

Edito

ZoomEco TV