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RDC : Synecat dénonce la tentative de Musemena à caporaliser la gestion de la MESP !

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Le Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques (SYNECAT) de Kinshasa a dénoncé la tentative du ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, Gaston Musemena visant à caporaliser la Mutuelle de santé des enseignants (MESP). C’est ce qui ressort de l’Assemblée générale organisée ce vendredi 4 mai 2018 au siège de ce syndicat.

En effet, lancée depuis 2011, la mutuelle de santé des enseignants, était au départ gérée par eux-mêmes. Ils avaient droit aux soins autant que leurs conjoints et trois enfants au maximum. Jusqu’à ce jour, la gestion de cette structure est saine et les rapports financiers sont toujours examinés au niveau de l’Assemblée générale. Cependant, le syndicat affirme remarquer que la mutuelle connaît beaucoup de problèmes depuis le début du règne de l’actuel ministre de l’EPSP.

D’après le compte-rendu fait par Jean Bosco Puna, secrétaire exécutif de Synecat, les enseignants membres se sont insurgés contre la tentative d’une nouvelle mise en place du comité dirigeant de la MESP sans que cette décision n’ait été prise par l’Assemblée générale de la mutuelle qui, par ailleurs, a renouvelé la confiance à ce Comité l’an dernier pour un mandat de quatre ans.

Le Synecat estime que le comité actuel dirigé par le président Guy Mafuta fait preuve d’une bonne gestion sur base de l’expérience acquise dans ce domaine. Vu qu’il a su bien défendre les intérêts des enseignants et qu’il continue à le faire dans le cadre de son mandat en cours, rapporte Jean Bosco Puna, rien ne sert de changer ce comité au grès du clientélisme de la tutelle de l’EPSP. D’où, la dénonciation de ce qu’il qualifie de “propension à vouloir caporaliser la MESP”.

Cette assemblée générale du Synecat s’est aussi penchée sur le conflit de compétence entre le ministre de l’EPSP et celui de la formation professionnelle, métiers et artisanats.

A ce sujet, il s’observe un dédoublement préjudiciable des services de l’éducation, un fonctionnement alambiqué du ministère de la formation processionnelle, métiers et artisanats (FPMA). Ce malentendu a pour origine l’ambiguïté dans l’interprétation par le l’actuel premier ministre de l’ordonnance du 10 juillet 2017 du chef de l’Etat fixant les attributions de ces deux ministères.

Ainsi, l’Assemblée générale propose la tenue urgente d’une Table ronde où gouvernement, syndicats, associations de parents, partenaires techniques se retrouveront afin de clarifier les missions assignées au FPMA ; lui doter des infrastructures nécessaires ; d’un cadre organique et et d’un personnel adéquat pour son bon fonctionnement.

Autres recommandations de cette Assemblée générale du Synecat, c’est notamment le paiement effectif de 60 000 CDF aux enseignants au titre de salaires d’août et septembre non payés et pourtant Budgétisés ; la prise en compte des enseignants éligibles à la retraite suivant un plan de carrière efficient; la signature par le ministre de l’habitat de l’arrêté de désaffectation de la concession de MPASA III pour que le projet “un toit pour l’enseignant” soit effectif.

Berm’s MUSHIBI, stagiaire et Nadine FULA | Zoom Eco

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