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RDC : Adolphe Muzito s’en remet à la Cour constitutionnelle

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[Zoom Electoral] – Le candidat président de la République investit par l’UREP, Adolphe Muzito dit avoir confiance en la Cour constitutionnelle afin d’être rétabli dans ses droits. Cette instance est appelée à trancher, d’après lui, sur un grief visiblement motivé par une vision politicienne et  évoqué par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour déclarer sa candidature « irrecevable ».

« Je ne peux pas, par principe, ne pas avoir confiance en une institution aussi importante de notre pays. Je peux avoir de présomptions. Mais le principe m’oblige, en tant que Républicain, de lui faire confiance. Encore que je n’ai pas le choix. Je vais faire la démarche dans le délai imparti », a déclaré Adolphe Muzito devant la presse réunie pour la circonstance samedi 25 août 2018 au restaurant Zamani à Kinshasa.

Corriger l’erreur de la CENI

Au regard des explications fournies, documents à l’appui par ce candidat président de la République, attestant la confusion des listes de sa plate-forme UREP et celle du Palu pour des raisons inavouées, la Cour constitutionnelle se verra invitée à corriger l’erreur commise par la CENI qui semble s’être trompée volontairement ou involontairement.

« La CENI est en train d’obéir à une vision politique. Elle dit que je suis en conflit, parce que pour elle, je suis encore du PALU. Elle m’enregistre comme UREP, elle enregistre M. Gizenga comme PALU. Et dans la colonne où on indique la sanction, Gizenga est sanctionné pour d’autres raisons. Mais moi, je suis sanctionné comme étant en conflit avec le PALU, parce que pour eux le PALU s’est plaint auprès de la CENI. Et sur cette base la CENI a recalé ma candidature. Mon commentaire est simple: c’est la volonté de m’écarter de la course », a précisé Adolphe Muzito.

Considérer les pièces de sa démission

L’UREP & alliés espère également que la Cour constitutionnelle constate la vérité de faits sur la démarche entreprise par son candidat président de la République, celle de démission de son ancien parti politique avant le dépôt de sa candidature.

A ce propos, Adolphe Muzito, répondant à une question lui posée, s’est voulu rassurant : « j’ai été suspendu pour une durée indéterminée alors que je n’ai plus de fonction officielle au sein du PALU. J’ai écrit au parti pour prendre acte de cette suspension. Mais aussi pour prendre congé de ce parti. Parallèlement, j’ai écrit à ma cellule pour annoncer ma démission. Toutes ces correspondances, je les ai jointes à mon dossier de candidature, candidature soutenue par l’UREP, déposé à la CENI. Donc, je ne suis plus militant du PALU.»

Les forces alternatives sont déterminées, d’après lui, à actionner les mécanismes démocratiques et populaires pour continuer à porter la revendication des partenaires concernés par l’irrecevabilité de candidatures et surtout tous ceux qui seront retenus pour la suite du processus.

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Et si la Cour invalidait sa candidature ?

L’hypothèse de l’échec de sa démarche à devant la Cour constitutionnelle, indique Adolphe Muzito, ne signifierait nullement son abdication.

« La cause pour moi ce n’est pas essentiellement être président de la République. Ça, c’est un moyen. Le plus important, c’est d’être en mesure de contribuer ou de matérialiser la vision du projet que j’ai. Donc, j’appartiens à une plate-forme qui va se battre pour avoir la majorité parlementaire et présidentielle. Pour moi, ce n’est pas cette démarche qui, si elle n’aboutit pas, correspond à un échec ou une éventuelle abdication de ma part », a – t – il insisté.

La nécessité pour les forces alternatives de continuer à faire bloc pour revendiquer des élections non seulement transparentes mais aussi inclusives et démocratiques implique, selon Adolphe Muzito, l’adhésion et la matérialisation du principe d’un candidat Président commun portant des chiffres communs.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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