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Afrique : pont Kinshasa-Brazzaville, les termes de l’accord signé entre parties !

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Les deux gouvernements ont mandaté Africa50 et la Banque africaine de développement pour développer le projet sous la forme d’un partenariat public-privé. La BAD apportera les crédits nécessaires au projet sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Et Africa50 est chargé de piloter le développement du projet, se chargeant notamment de sélectionner un partenaire stratégique, et de fournira des fonds pour la construction de l’ouvrage.

Voilà en substance les trois points de l’accord-cadre signé le 8 novembre 2018 à Johannesburg en Afrique du Sud entre les deux gouvernements, la BAD et Africa50.

Ce projet phare, qui s’inscrit dans le plan d’action prioritaire du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA), dirigé par la Commission de l’union africaine (CUA), consiste en un pont à péage de 1 575 mètres sur le fleuve Congo. Il comportera une voie de chemin de fer unique, une route à deux voies, des trottoirs et un poste-frontière à chaque extrémité, et sera connecté à l’infrastructure routière existante sur chacune des rives.

Coût de l’ouvrage, 550 millions de dollars

Cet ouvrage a vocation à améliorer les réseaux de transport entre Kinshasa et Brazzaville. Si ces deux capitales sont les plus proches du monde géographiquement, elles ne sont aujourd’hui reliées que par des ferries. Une fois le pont construit, le trafic actuel, estimé à 750 000 personnes et à 340 000 tonnes de fret par an, devrait passer à plus de 3 millions de personnes et à 2 millions de tonnes de fret d’ici à 2025.

Les autorités des deux pays travaillent depuis longtemps sur ce projet d’infrastructure crucial. En 2007, ils avaient signé les protocoles initiaux et ont coopéré depuis lors à la réalisation des études de faisabilité avec la Banque africaine de développement.

« L’idée de connecter les deux capitales remonte au milieu XIXe siècle. Ce projet n’est qu’un début, car il y en aura d’autres », a rappelé le président de la BAD, Akinwumi Adesina.

A RE(LIRE) : pont Kinshasa-Brazzaville, la BAD s’engage à mobiliser 550 millions USD

Ce projet s’inscrit dans la droite ligne de la mission de l’Africa Investment Forum, celle de créer des partenariats entre des institutions africaines et le secteur privé pour la réalisation de projets transformateurs.

« A cheval sur deux frontières, ce projet présente des défis uniques et complexes en termes de structuration et d’élaboration, et nécessite un cadre de partenariat public-privé solide et détaillé. C’est là que notre expertise en matière de développement de projets peut faire la différence», a renchéri Alain Ebobissé, directeur général d’Africa50.

La République démocratique du Congo et la République du Congo, avec l’appui de la Banque africaine de développement et de la CEEAC, et Africa50 restent convaincus que ce projet transformateur pourra se concrétiser en l’espace de quelques années.

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco

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