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RDC : Félix Tshisekedi mise sur le corridor de Lobito pour impulser une nouvelle dynamique économique

En marge du Global Gateway Forum qui se tient actuellement à Bruxelles, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a réaffirmé l’importance stratégique du corridor de Lobito pour l’avenir économique du pays.
Ce projet d’envergure régionale, porté conjointement avec l’Angola et la Zambie, est présenté comme un levier central pour la transformation industrielle, l’intégration régionale et le développement des compétences locales.
Face à un parterre de décideurs politiques et économiques internationaux, le Chef de l’État congolais a insisté sur l’urgence de mobiliser les financements nécessaires pour la mise en œuvre rapide de ce corridor ferroviaire, qui pourrait à terme révolutionner les échanges commerciaux en Afrique australe.
« Un investissement initial de plus de 1,6 milliard de dollars américains permettra d’ici 2030 de tripler la capacité d’exportation annuelle de minerais critiques, de 3 à 10 millions de tonnes », a déclaré Félix Tshisekedi, évoquant les opportunités offertes par la modernisation de la ligne ferroviaire de 1.300 Km reliant la région minière de la Copperbelt à l’océan Atlantique via le port de Lobito.
Soutenu par un engagement financier de 6 milliards de dollars des États-Unis, le projet va bien au-delà du simple transport de minerais.
Le Président Tshisekedi a souligné la nécessité de créer des chaînes de valeur locales en lien avec les ressources extraites. Cela inclut la mise en place de zones économiques spéciales, de hubs logistiques, de centres de transformation et de structures de formation, avec comme objectif d’aligner le développement économique sur les ambitions de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
« Notre objectif est clair : transformer davantage en Afrique, créer des emplois de qualité, et fluidifier les échanges continentaux », a martelé Félix Tshisekedi.
Ce discours s’inscrit dans une vision plus large d’industrialisation inclusive, qui mise sur le capital humain local. Une position également défendue par le Ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku, lors d’une rencontre avec les partenaires du projet en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
« La composante importante qu’on ne doit pas oublier dans le programme Lobito devra être la formation des compétences. Si nous devons continuellement importer la main-d’œuvre de l’extérieur pour développer ce programme, nous n’aurons pas aidé ce pays », a-t-il souligné.
Le corridor de Lobito apparaît ainsi comme un pilier de la stratégie économique congolaise pour les années à venir. À travers ce projet, la RDC ambitionne non seulement de valoriser ses ressources minières, mais surtout de construire une économie plus résiliente, tournée vers la transformation locale, la création d’emplois et l’intégration continentale.
Mitterrand MASAMUNA
























