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Kinshasa : rapides de Kinsuka, un potentiel de 900 mégawatts d’électricité !

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Les rapides de Kinsuka, situées à 25 kilomètres de Kinshasa, constituent le site approprié jouissant d’un potentiel de production d’environ 900 mégawatts d’électricité. C’est ce que révèle une récente étude de pré-faisabilité, laquelle avait été évoquée par le ministre de l’Energie et ressources hydrauliques, Ingele Ifoto lors des travaux de la troisième édition d’Expobeton.

«On a les études de pré-faisabilité qui donnent la capacité de 600 à 900 mégawatts. Nous devons maintenat attaquer les études de faisabilité qui coûtent environs 25 millions de dollars. Il faut les trouver», a déclaré le ministre Jean-Marie Ingele Ifoto.

Si, pour la ville de Kinshasa, le déficit est de 350 à 400 mégawatts, il y a lieu de croire que la réalisation de ce projet permettrait à société nationale de l’électricité (SNEL) de combler facilement ce gap en fourniture d’énergie électrique.

En attendant de mobiliser les fonds nécessaires pour mener les études de faisabilité, le ministre indique que des efforts déployés par le gouvernement sont remarquables et tendent à améliorer la qualité et la régularité dans la fourniture de l’électricité notamment à Kinshasa.

Le ministre Jean-Marie Ingele Ifoto répondant aux questions des journalistes en marge du salon Expobeton 2018. @Zoom_eco

«Cette année, on a pas parlé d’étiage. Donc, nous avons trouvé de solutions palliatives pour que cette situation change. Nous continuons de travailler. Demain, si des grands projets comme Inga, arrivaient à terme, nous ne parlerons plus de délestage ni de déficit. Mais, de l’excédent. Je vous le promets», a – t – il souligné.

Face aux craintes liées à l’impact que la construction d’un barrage hydroélectrique, en amont du complexe Inga, Jean-Marie Ingele Ifoto s’est voulu rassurant.

«Il n’y aura pas d’impact. Là où se trouve le site, c’est ici à Kinsuka. Le Fleuve continue. On ne perd pas d’eau. La distance qu’il y a entre Kinsuka et Inga permet que l’eau soit reconstituée facilement. Et même s’il y avait ce problème, la technologie permet à ce que nous trouvions d’autres solutions comme celle à laquelle nous avons recouru pour créer un canal d’amener à Inga afin d’éviter l’étiage.»

A la faveur de la libéralisation du secteur de la l’énergie et de la loi sur le partenariat public-privé, des opérateurs économiques ont devant eux plusieurs opportunités d’investir leur argent dans ce secteur, socle de l’industrialisation du pays. Dès lors, la centrale hydroélectrique de Kinsuka pourrait donc avoir une puissance installée deux fois supérieure que celle du barrage hydroélectrique Inga 1.

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En rappel, les chutes de Kinsuka (anciennement appelées chutes de Livingstone) sont situées sur le cours inférieur du fleuve Congo, en aval du Pool Malebo en RDC. Elles assurent une différence de dénivelé de 270 mètres sur une distance de 350 kilomètres entre Kinshasa et Matadi dans la province du Kongo Central.

La présence de ces rapides sur le fleuve a justifié, à la fin du XIXe siècle la construction du chemin de fer Matadi-Léopoldville.

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco

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