Connect with us

a la une

RDC : la performance du portefeuille-projets de la BAD jugée moyenne

Published

on

La performance du portefeuille national de la Banque africaine de développement (BAD) en Rd Congo est jugée moyenne avec 51%. Au 30 juin 2018, un montant total de 1,3 milliard de dollars américains a été engagé dans 33 projets. Le secteur des infrastructures a absorbé 78% des allocations du pays tandis que le secteur de l’agriculture a compté pour 13%, le secteur de la gouvernance économique et financière a reçu 7% et le social 2%.

Ces chiffres ont été présentés, lundi 23 juillet 2018, lors de l’atelier de Revue du DSP 2013-2018 et de la Performance des opérations financées par le Groupe de la BAD en RDC. Si 51% des opérations ont été jugées performantes, 21% de celles-ci nécessitent un suivi particulier et 27% sont autres sont jugées non performantes.

Pour le gouvernement et la BAD, le premier indicateur de satisfaction est l’absorption de la totalité des allocations par le pays. Le deuxième indicateur concerne le niveau des décaissements et le niveau de contribution des projets exécutés aux efforts de développement.

 

Sur ce point précis, le représentant pays de la BAD, Sylvain Maliko a soulevé quelques difficultés communes à l’ensemble des projets. Il s’agit de la question de la durabilité de l’impact des opérations de la Banque ; du respect des exigences en matière d’audit, notamment la soumission à bonne date des rapports d’audit des projets ; du respect scrupuleux des mesures relatives à la mise en œuvre des Plans de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) dans les projets ; et de la vitesse d’exécution des projets, parfois estimée assez lente.

Dans l’optique d’améliorer la performance, le ministre des Finances, Henri Yav Mulang a réitéré l’engagement du gouvernement congolais, celui de renforcer cette coopération au développement favorisant l’essor des secteurs porteurs de diversification de l’économie nationale devant rendre la croissance plus inclusive.

Les projets qui s’exécutent étant placés sous la tutelle des ministères sectoriels, il a invité ses collègues du gouvernent concernés à jouer un rôle majeur auprès des Unités de gestion des projets d’exécution en termes d’appropriation, d’orientation et d’impulsion.

« Je voudrais relever ici le rôle que doivent jouer les unités de gestion des projets. Je leur demande de travailler avec professionnalisme et de faire montre de proactivité dans le respect des directives et calendriers en vue d’atteindre les résultats escomptés dont l’impact devra être bénéfique pour les populations. Nous allons élaborer des contrats de performance pour assurer le meilleur suivi et en tirer les conséquences qui s’imposent », a – t – il indiqué.

Si la phase de préparation des interventions de la BAD devrait tenir compte des piliers du Plan national de développement qui se trouve être le document de référence, l’élaboration de cette dernière devra impérativement se dérouler avec toutes les parties prenantes sous la coordination du ministère du plan. Cette stratégie, soutient Henri Yav, aura l’avantage de garantir l’adhésion de tous.

A RE(LIRE) : élaboration du Plan national stratégique de développement 2018-2022 !

La revue combinée du DSP 2013-2018 et de la Performance des opérations financées par le Groupe de la BAD en RDC vient ainsi faciliter la formulation des recommandations éclairées par les enseignements tirés du cycle finissant, lesquelles sauront faire le lien entre les ambitions de développement de la RDC au cours des prochaines années, et les grandes priorités opérationnelles de la Banque.

En rappel, ces priorités portent sur cinq axes, à savoir : nourrir l’Afrique, éclairer l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique, et améliorer les conditions de vie et le bien-être des populations.

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco

Edito

Advertisement
%d blogueurs aiment cette page :