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RDC : les banques invitées à financer la chaîne de valeur du manioc

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Les banques commerciales sont invitées à accompagner le développement de la chaine de valeur du manioc en RDC. C’est l’une des recommandations formulées par les participants au Forum qui s’est tenu à Kinshasa du 18 au 22 septembre 2018. Elles sont contenues dans une feuille de route, laquelle permettra au gouvernement d’améliorer son plan d’action national pour la filière manioc.

Dans le lot de recommandations phares, figure notamment la mise en place des structures d’incitation pour le développement du secteur manioc, la relance  de l’initiative Présidentielle sur le manioc, le développement et la dissémination des normes pour les produits à base du manioc.

Chérif Alimasi Bilubi, directeur de cabinet au ministère de l’Agriculture, a rappelé dans son mot de clôture selon l’ACP, les points chauds autour desquels les participants se sont attardés. Il a cité entre autres : la mise en place d’un dispositif institutionnel afin de coordonner les efforts nationaux de transformer du manioc, l’adoption d’une approche réglementaire pragmatique et flexible basée sur le marché formel et l’amélioration des coûts réduits du processus de production, de transformation et de commercialisation.

De gauche à droite, le directeur de cabinet au ministère de l’Agriculture et le représentant résident de l’IITA/RDC lors de la cérémonie de clôture du Forum.

Les discussions en commissions ont été également axées sur la promotion des vertus et dérivés de la filière manioc capables de se substituer dans le processus de fabrication de pain et d’autres produits de confiserie au blé  et la disponibilité des intrants agricoles à des meilleurs prix.

Pour l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA)/RDC, il est une nécessité de développer une valeur du manioc pour que cette culture puisse jouer un rôle important dans l’économie congolaise.

« Ce rôle consiste à produire des dividendes par la réduction des importations des produits vivriers, notamment le blé, le riz ainsi que la farine de froment. La réduction de 10% des importations du blé seulement engendre 7% d’épargnes en devises », a indiqué Bamba Zoumana, le représentant résident.

Il a laissé entendre qu’après ce forum, son organisation compte élaborer, avec l’appui des partenaires au développement, une feuille de route de développement de la filière manioc en RDC. Le gouvernement ainsi invité à créer un Comité de suivi pour la concrétisation de différentes résolutions qui ont découlé des assises sur le développement de la chaîne de valeur du manioc.

A RE(LIRE) : AGRF 2018, comment l’Afrique peut-elle passer de l’agriculture de substance à l’agribusiness ?

Les participants sont restés convaincus que la RDC ne peut pas se développer sans le développement de l’agriculture, de la filière manioc dont le produit est consommé sur l’ensemble du territoire national.

En rappel, ces assises de Kinshasa organisées conjointement par le ministère de l’Agriculture et l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA), avec le financement du programme Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (TTAA).

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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