Connect with us

a la une

RDC : l’ANAPI œuvre pour la promotion des PME dans l’agro-industrie !

Published

on

La promotion des PME dans l’agro-industrie est l’un des facteurs d’accélération du processus de la diversification  et de valorisation de l’économie congolaise. L’Agence nationale de promotion des investissements (ANAPI) encourage les opérateurs économiques à investir ce secteur dans lequel l’Etat congolais a garanti des facilités et des mesures incitatives.

En effet, le sujet a été au centre d’une conférence – débat organisée à l’occasion de la troisième édition de la Foire agricole internationale de Kinshasa (FAIKI) axée sur le thème : «nourrir la population et exporter». L’intervention de l’ANAPI a été assurée par son  directeur de Planification et stratégies, Pierre Kanika.

Agro-industrie, faible apport au PIB

Plus ou moins 80% des produits agro-industriels consommés en RDC sont importés. C’est le cas du volume des importations en valeur relative de quelques produits de la filière agro-industrie comme le blé (90%), le maïs (30%), et le riz  (90%).

Entre 2010 et 2015, des statistiques officielles indiquent que la contribution de l’agro-industrie en valeur relative dans le PIB a varié de 8,9% à 9,3% contrairement au secteur minier qui demeure l’une des principales sources pourvoyeuses des recettes de l’Etat.

D’où, la nécessité de diversifier l’économie nationale  au travers de  la valorisation des investissements dans les filières telles que l’agro-industrie.

« L’agro-industrie renvoie à l’agriculture moderne, laquelle se rapporte à l’industrialisation. Il s’agit des innovations dans les machines agricoles et les méthodes d’agriculture, les techniques pour réaliser des économies dans la production, la création de nouveaux marchés à la consommation », a indiqué Pierre Kanika.

Concrètement, cela suppose, en amont de la chaîne agroalimentaire, les agriculteurs produisent les matières agricoles; et, en aval de la chaîne, les commerçants écoulent les transformations achetés aux fabricants.

Investir plus dans l’agro-industrie

Si le secteur primaire (extraction des ressources naturelles, agriculture, …) contribue à 43% au PIB, le secteur secondaire (industrie manufacturière), lui, rapporte un peu plus moins à la création de la richesse nationale, soit 38%. Cela se justifie aussi par le faible niveau d’investissements dans le processus de transformation et d’industrialisation.

En effet, la faible contribution de l’agriculture et de  l’agro-industrie traduit l’absence significative des flux d’investissements dans ces deux secteurs vitaux de l’économie. Pour preuve, le volume des investissements dans ce secteur en 2017 n’a représenté 48,3 millions USD, soit 0,035%  des investissements globaux de tous les secteurs réunis (13 milliards USD).

D’après l’ANAPI, le secteur industriel reste, jusque –là, dominé par les investissements dans les matériaux de construction. « La redynamisation de l’économie congolaise nécessite la diversification de l’économie au travers  entre autres, le secteur industriel. Dans ce processus, les PME doivent être au centre », a précisé Pierre Kanika encourageant les opérateurs économiques et jeunes entrepreneurs à saisir les opportunités qu’offrent l’agro-industrie.

A RE(LIRE) : l’Anapi accompagne des investissements productifs dans le Corridor Ouest

Nécessité de diversifier l’économie

Par ailleurs, la RDC dispose 80 millions d’hectares arables et 4 millions des terres irrigables qui font que l’agro-industrielle et les PME du secteur agricole occupent une place de choix. Un contraste criant pour lequel le gouvernement a levé l’option de remédier.

Il a, d’après l’ANAPI, priorisé plusieurs secteurs, notamment le secteur agricole et la chaîne alimentaire, la forêt  et les industries de transformations des bois comme levier de la croissance économique  solide et durable.

« Cette diversité se traduit également  à travers la création des points lumineux de développement (PLD) constitués  des parcs agro-industriels ou des zones économiques spéciales suivant les spécialités des productions des provinces dont sept corridors», a souligné Pierre Kanika.

Cette diversification aura comme atout, notamment de combattre la vulnérabilité de l’économie face aux chocs exogènes et endogènes, de créer la richesse nationale et des emplois et de contribuer à la substitution des importations en RDC.

Parlant des défis à relever pour la promotion des PME dans l’agro-industrie, Pierre Kanika a indiqué que « la responsabilité de l’Etat consiste notamment à accorder des facilités plus étendues aux PME qui transforment  intégralement les matières premières dans le pays afin de générer des produits finis ; et, orientent les nouveaux investissements vers les activités à forte intensité de création de main-d’œuvre localement. »

Des PME, quant à elles, devraient former et s’informer sur les lois, développer l’esprit associatif (réseautage) et le partage des risques liés à l’investissement; développer des activités locales de transformation des ressources ; développer l’esprit de patience. Car, le profit financier dans les investissements n’est pas immédiat.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

Continue Reading
Advertisement
Click to comment

Laisser un commentaire

Edito

Advertisement
%d blogueurs aiment cette page :