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RDC : Les quatre missions du Gouvernement Tshibala [Résumé du Programme]

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Œuvrer pour l’organisation des élections crédibles, libres, transparentes  et apaisées dans le délai convenu ; Arrêter la dégradation de la situation économique du pays ; Améliorer les conditions de vie de la population ; et, Restaurer la sécurité des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national. Telles sont les quatre missions assignées au Gouvernement Tshibala, à la lumière de son Programme de Gouvernance qui sera présenté aux élus du peuple tout à l’heure à l’Assemblée nationale.

De l’organisation des élections

Zoom Eco l’a dit dans les précédents articles. Le présent Gouvernement a l’obligation de mobiliser 526 millions de dollars pour financer les trois premiers scrutins prévus à la fin de cette année en cours. Conscient de cette contrainte, Bruno Tshibala prévoit la mobilisation des ressources internes et externes nécessaire pour financer le budget des élections.

« La constitution d’une provision trimestrielle au profit de la CENI pour financer l’ensemble du processus électoral. L’exploration des voies et moyens de rationalisation du système électoral pour la réduction des  coûts des opérations », indique le Programme du Gouvernement.

Toutefois, Bruno Tshibala et son Gouvernement mettent les garde-fous sur l’ingérence de la communauté internationale dans ce processus.

Il serait important, précise le Programme, «d’éviter que l’aide matérielle et financière d’appoint qui viendrait des partenaires extérieurs pour l’organisation des élections ne soit une occasion pour certains de s’ingérer dans les affaires intérieures de la RDC en violation des règles pertinentes de droit international et de la charte des Nations unies qui protège la souveraineté de chaque État ».

Par ailleurs, le Gouvernement compte déterminer l’impact technique et financier sur les élections et le mode de scrutin actuel et éventuellement envisager sa rationalité en instaurant un seuil d’éligibilité de 5% à 10 %.

Une étude de faisabilité technique et la fiabilité du vote de la diaspora congolaise au regard de la grande dispersion de celle-ci aux quatre coins du monde devrait être faite autant que la détermination des coûts financiers et des délais courts prévus pour l’organisation des élections.

De l’économie nationale

Face à la crise économique et financière manifeste et inquiétante, Bruno Tshibala a cette lourde charge de redresser la situation. Et pour ce, l’homme qui a la confiance de Joseph Kabila est disposé à engager des reformes au niveau de la mobilisation des ressources internes et externes ; la relance de la production intérieure et l’amélioration  du climat des affaires.

Et ces reformes consistent notamment : « au maintien de la discipline budgétaire actuelle qui a permis de militer et d’éviter et déficit de trésorerie, sources de financements monétaires, bannis par la loi sur des finances publiques et surtout facteurs accélérateurs de la dépréciation de la monnaie nationale et de l’inflation. A la poursuite de la politique d’ajustement budgétaire menée depuis le début de l’année en accordant la priorité aux dépenses publiques et celles relatives à la préparation des élections, aux rémunérations des agents et fonctionnaires de l’État, des FARDC et de la Police nationale, au paiement du service de la dette extérieure, ainsi que les dépenses tes concours à l’amélioration des conditions de vie générale de la population ».

De l’amélioration du social

Dans le lot des actions énumérées dans le Programme du Gouvernement, Bruno Tshibala évoque le soutien à l’autonomisation financière des femmes et jeunes filles dans toutes les provinces avec le concours financier de la Banque Africaine de Développement par l’octroi d’un Kit de 300 USD et d’un petit équipement pour encourager l’Entreprenariat féminin. Ainsi, précise-t-il, « c’est un effectif de 8 000 à Kinshasa 500 à Mbuji-Mayi ainsi que 500 à Kananga exclusivement des femmes et jeunes filles qui bénéficieront de cette expérience-pilote ».

Il y a également l’extension du programme « jeunes diplômés » en cours d’expérimentation dans l’administration publique aux entreprises du portefeuille de l’Etat, la poursuite du processus de rajeunissement de l’administration publique, la mise en place des incubateurs des PME et PMI en vue de relancer la classe moyenne, l’application de la préférence nationale, en faveur des entreprises qui recrutent les jeunes Congolais, dans l’attribution des marchés publics conformément à la loi en vigueur, la réhabilitation et équipement des infrastructures sanitaires, les hôpitaux et les centres de santé de référence dans les chefs-lieux et les provinces ; l’amélioration de l’assainissement de l’environnement dans les villes et l’amélioration de la desserte en eau potable pour la population.

De la sécurité des personnes

Sans donner plus de détails chiffrés, Bruno Tshibala prévoit le renforcement et l’amélioration de la mise en condition des FARDC, de la  Police nationale ainsi que celles des services de sécurité. Cela passe également par l’amélioration des conditions de vie des militaires et des policiers.

Il indique aussi la poursuite de la restructuration, la réorganisation et l’équipement de l’armée nationale ; la poursuite des opérations militaires à l’Est du pays et des réformes de la police nationale dans le cadre de la loi de programmation ; la sécurisation du processus électoral avant, pendant et après les opérations, en collaboration avec la  CENI et la MONUSCO.

A tout prendre, certains élus du peuple qui ont lu le Programme du Gouvernement Tshibala le qualifient d’un « catalogue de bonnes intentions ». Quitte au Premier Ministre et à son équipe de leur prouver le contraire lors de l’examen de ce document et dans son exécution.

Zoom Eco

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