Economie
RDC : une production de cacao encore faible face à la demande mondiale

En 2024, la République Démocratique du Congo (RDC) a produit 150.000 tonnes de cacao, sur une demande mondiale estimée à près de 2,5 millions de tonnes par an.
Ce chiffre, bien qu’en nette progression, souligne la marge de croissance encore importante pour la RDC sur le marché international du cacao.
Cette production modeste est confrontée à plusieurs obstacles, notamment l’accès aux marchés internationaux, de plus en plus régulés.
L’Union européenne, par exemple, interdit désormais l’importation de cacao issu de la déforestation, une contrainte majeure pour les producteurs de la République Démocratique du Congo dont une partie des cultures est installée sur d’anciennes zones forestières.
Malgré ces contraintes, Dominique Kasimba, producteur du cacao de la province de la Tshopo et président de l’Association des producteurs locaux du cacao se veut rassurant : « Nous avons des alternatives. Beaucoup de parcelles avaient déjà été déboisées pour l’agriculture vivrière. Il est tout à fait possible de reboiser de manière responsable avec du cacao, dans une logique de reforestation à but économique. »
Ce dernier estime également que la situation du marché international constitue une opportunité pour la RDC de faire le reboisement à intérêt économique.
« C’est une occasion pour la RDC de pouvoir faire le reboisement à intérêt économique pour la culture de cacao qui est très recherché actuellement au niveau mondial, dont le prix est en train de monter et ça va continuer de monter pendant quelques années. Il est temps pour nous, en tant que producteurs congolais et tous les congolais d’avoir même un demi hectare de cacao. Ça peut réellement aider à réduire la pauvreté en milieu rural voire en milieu urbain. », a-t-il ajouté.
Depuis quelque temps, l’État congolais semble avoir pris la mesure du défi.
Le ministère de l’Agriculture a autorisé récemment la production d’un million de plantules de cacao, à distribuer à la population. Un geste qui pourrait catalyser une nouvelle dynamique de production respectueuse de l’environnement, condition sine qua non pour faire du cacao congolais un produit exportable et compétitif à long terme.
Mitterrand MASAMUNA
























