Finance
RDC : En dix mois, les régies financières ont mobilisé 23.294 milliards de CDF

Entre janvier et octobre 2025, les régies financières de la République Démocratique du Congo (RDC) ont mobilisé 23.294 milliards de Francs congolais (CDF), soit plus de 8 milliards USD au taux budgétaire moyen de 2.858 de CDF le dollar, dépassant légèrement les prévisions fixées à 23.289 milliards de Francs congolais (CDF).
D’après un communiqué du ministère des Finances, ce résultat traduit non seulement une discipline budgétaire renforcée, mais aussi l’efficacité des réformes engagées ces dernières années dans la gestion des finances publiques.
Sous la houlette du Ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la stratégie de mobilisation des recettes a porté ses fruits.
Par rapport à la même période de 2024, où les recettes s’élevaient à 21.176 milliards de CDF, la hausse enregistrée est de 10 %, soit 2.117 milliards de CDF supplémentaires. Une performance qui confirme la solidité du cadre macroéconomique national, malgré un contexte économique encore fragile.
Cette réussite ne doit rien au hasard. Chaque mois, le Ministre des Finances réunit les Directeurs Généraux de la DGI, de la DGDA et de la DGRAD pour évaluer les performances et ajuster les stratégies. Ces réunions régulières ont permis de maintenir un rythme soutenu de recouvrement et d’assurer un suivi permanent des recettes.
Le Gouvernement de la RDC s’est doté d’un Plan stratégique de mobilisation des recettes à l’horizon 2028, véritable boussole pour les réformes en cours. Ce document met l’accent sur l’élargissement de l’assiette fiscale, la digitalisation des procédures, la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, ainsi que le renforcement du contrôle et du recouvrement.
Les régies financières travaillent également sur un plan d’apurement des restes à recouvrer, destiné à optimiser la mobilisation des créances réellement recouvrables et à améliorer le rendement global.
La quête de transparence et de crédibilité reste au centre des priorités.
En septembre 2025, une cérémonie de prestation de serment des receveurs de la DGI a marqué une étape symbolique dans la moralisation de la gestion publique. Cette démarche, conforme au Règlement général sur la comptabilité publique, vise à sécuriser les opérations financières et à renforcer la confiance des citoyens dans l’action de l’État. Des initiatives similaires sont prévues pour la DGDA et la DGRAD.
Alors que l’exercice budgétaire 2025 touche à sa fin, les autorités financières appellent à maintenir la même rigueur pour les deux derniers mois. Objectif : consolider les acquis et poursuivre la modernisation de la gestion des finances publiques, sous l’impulsion du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Cette performance, au-delà des chiffres, illustre la montée en puissance d’une administration plus structurée, plus responsable et mieux orientée vers les résultats. Un signe encourageant pour les ambitions économiques du pays à l’horizon 2028.
Mitterrand MASAMUNA
























