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RDC : Le cambisme ne peut se pratiquer que dans un bureau de change [Document Exclusif]

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RDC : Le cambisme ne peut se pratiquer que dans un bureau de change [Document Exclusif]

Le métier du cambiste (change manuel) ne peut se pratiquer que dans un bureau de change et non dans la rue. C’est le sens de la démarche entreprise par la Banque Centrale du Congo. Elle sensibilise les changeurs manuels à se conformer à l’instruction N° 007 sur la réglementation de l’activité des bureaux de Change en RDC. De la Rue au Bureau de change, chaque cambiste est tenu de suivre la procédure définie, satisfaire aux conditions établies avant d’obtenir un agrément moyennant des frais estimés à environs 3 000 USD.

Selon l’instruction N° 007, il faut être une personne morale de droit congolais, avoir comme unique activité le change manuel (objet sociale) et obtenir l’agrément de la BCC pour pouvoir exercer en tant que Bureau de change en RDC.

Quant à la procédure, le Requérant « est par ailleurs invité à verser la caution requise, soit USD 2 500 majorés des frais d’agrément de 20% de la caution, soit USD 500 (la caution n’est pas rémunérée et est remboursable en USD à la cessation des activités moyennant déduction éventuelle des sommes dues au Trésor Public et/ou à la BCC) ». Et c’est sans compter les frais de dossier taxé à 3% de la caution, soit USD 75.

La question était au centre de la réunion bilatérale tenue mardi 15 Août 2017 entre les responsables de la Banque Centrale (BCC) délégation de la Confédération des Cambistes (COCAM).

« Plutôt que de répondre à nos propositions faites dans le mémorandum que nous leur avions envoyés, nous avons été surpris de voir la BCC nous demander d’examiner les voies et moyens d’amener ceux qui opèrent dans la rue à se muer en bureaux de change pour être encadrés par l’autorité monétaire », a révélé à Zoom Eco un Cambiste ayant pris part à ces travaux.

Sur l’ensemble du territoire, apprend-on, il n’existe qu’une vingtaine des bureaux de change agrées alors qu’il existe un nombre incalculable de cambistes qui opèrent sans tenir compte de la règlementation en la matière.

« Il s’agit plutôt des débrouillards (notamment des gradués et des licenciés sans emplois) qui cherchent comment nouer les deux bouts du mois. Comment et avec quels moyens pourront – ils se muer en Bureaux de change ? Au regard des réalités du terrain, cela est perçu comme une interdiction d’exercer le cambisme dans les coins des rues », a commenté l’analyste Bruno Mutombo.

Face à ce pari compliqué, la COCAM aurait fait des propositions allant dans le sens de procéder par l’identification de tous les cambistes du pays par l’octroi d’une carte biométrique avant d’envisager d’autres mécanismes incitatifs devant les ramener à la légalité. Ces propositions « réalistes » ont été soumises à l’appréciation de la BCC qui en a pris acte.

Les deux parties ont convenues de mûrir la réflexion, à la lumière du mémorandum attendu de la COCAM, pour se retrouver dans une semaine.

Zoom Eco

Ci – dessous, le document de 12 pages :

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