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Monde : 80 % des économies adoptent le numérique (rapport)

À l’ère du numérique, la localisation physique d’une entreprise demeure un facteur clé de performance.
Le dernier rapport de la Banque mondiale, issu du projet Business Ready (B-READY), met en évidence l’impact structurant de l’implantation sur l’accès aux clients, aux réseaux de transport, à la main-d’œuvre, ainsi que sur le respect des normes environnementales et réglementaires.
Des écarts de performance marqués entre économies
Dans son évaluation de 50 économies, le projet B-READY s’est concentré sur trois dimensions essentielles : l’enregistrement foncier, les permis de construire et les autorisations environnementales.
L’analyse révèle que les économies les mieux classées partagent des caractéristiques clés : droits de propriété solides, administration foncière fiable et procédures simplifiées.
La Géorgie se distingue avec un score de 83,01/100, grâce à une administration foncière efficace.
L’Estonie, pionnière de la digitalisation, atteint 80,40/100, illustrant comment l’e-gouvernement peut transformer l’environnement des affaires.
À l’opposé, la République Démocratique du Congo (RDC) affiche un score de 33,4/100, révélant d’importantes fragilités dans la gouvernance foncière, la numérisation des services et la transparence des procédures.
Une numérisation en marche : 80 % des pays concernés
L’un des enseignements majeurs du rapport est la montée en puissance des services numériques. Environ 80 % des économies étudiées proposent désormais des plateformes en ligne pour l’enregistrement foncier, les permis de construire ou les autorisations environnementales.
L’Europe et l’Asie centrale sont à la pointe, tandis que des pays comme la RDC restent en retrait.
Analyse : Un défi d’infrastructures et de capital humain pour la RDC
La faiblesse de la RDC dans ce domaine est également confirmée par le dernier rapport des Nations Unies sur l’e-Gouvernement, qui place le pays à la 179e place mondiale et 44e en Afrique, en recul de quatre places par rapport à 2022. Ce classement reflète un déficit structurel en infrastructures numériques performantes et un manque de capital humain qualifié pour soutenir les ambitions de transformation digitale.
Pour inverser la tendance, préconise l’institution, la RDC devra investir massivement dans la numérisation de ses services publics, sécuriser ses droits fonciers, et surtout, renforcer les capacités humaines et institutionnelles de l’administration. C’est à ce prix que le pays pourra bâtir un climat des affaires compétitif et résilient, favorable au développement du secteur privé.
Flory Musiswa
























