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RDC : général Kanyama, occupant illégal d’une villa de Kim Kyung Sik !

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Le général Celestin Kanyama est accusé de priver au révérend-pasteur Kim Kyung Sik la jouissance de sa villa sise 56 avenue Lubefu dans la commune de la Gombe. D’après l’avocat conseil du promoteur des écoles et université Kim, l’ancien commissaire provincial de la Police occupe cette villa sans aucun titre de propriété. D’où, le caractère illégal de cette occupation dénoncée et pour laquelle le propriétaire appelle à l’intervention du chef de l’État.

De l’origine du conflit
En effet, explique à la presse Me Mupira, ce conflit immobilier est né depuis quatre ans et demi lorsque au général Célestin Kanyama, actuel directeur des écoles de formation de la police et ancien commissaire provincial de la police ville de Kinshasa, a débarqué manu militari le 27 janvier 2014 pour mettre dehors tous les ouvriers commis à la réfection de cette villa par le propriétaire Kim Kyung Sik.

Ce sujet sud coréen dernier avait, en septembre 2013, acquis cette propriété en bonne et due forme et lancé les travaux de sa réfection. Objectif : y installer la clinique universitaire pour les étudiants en médecine de son université.

A en croire Me Mupira, son client a approché l’officier supérieur de la Police afin de cerner les raisons de l’acte posé. Mais il a été désagréables étonné d’apprendre que c’est le secrétariat général à l’Urbanisme et Habitat qui l’y a logé prétendant que ladite villa étaitit une propriété de l’État congolais.

Décisions judiciaires non appliquées
Kim Kyung Sik a recouru aux voies légales et réglementaires afin de faire valoir ses droits bafoués. La justice qui a fait correctement son travail a rétabli la vérité en donnant raison à son client, a rappelé l’avocat.

Ainsi, le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe et la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe ont ordonné le déguerpissement de l’État congolais ainsi que du général Célestin Kanyama de cette villa.

Cependant, déplore Me Mupira, malgré tous les jugements lui signifiés, le général Celestin Kanyama, continue à forcer l’occupation, comme par défi, de cette propriété de son client jusqu’à ce jour. Entre temps, des huissiers chargés d’exécuter la décision de la justice sont toujours butés à la résistance des policiers commis à la garde du général Kanyama.

« Le parquet est presque dans l’incapacité de déloger de force cet officier de police compte tenu de sa position. Qui doit appliquer et respecter les décisions de la justice ? », s’est interrogé l’avocat.

Vibrant appel au chef de l’Etat
L’ambassadeur sud-coréen accrédité en RDC a adressé deux correspondances, le 14 février 2017 et le 9 août 2018, respectivement au président de la République, Joseph Kabila et au vice-premier ministre de l’Intérieur, Henri Mova afin de solliciter leur implication en vue d’obtenir la restitution de la villa au révérend Kim pour réaliser son projet pour la jeunesse congolaise.

Ces deux courriers n’ont pas encore reçu d’écho favorable, soutient Me Mupira. Doù, l’hypothèse qu’elles ne sont pas véritablement arrivées à destination.

La justice militaire est toute aussi silencieuse saisie depuis qu’elle a été saisie en février 2018 par le conseil du révérend Kim pour privation de jouissance par le général Kanyama d’un bien à autrui et pour opposition contre les décisions de la justice.

Face à cette réalité, le révérend pasteur Kim, à travers son conseil, appelle à l’intervention du chef de l’État, au nom de qui tous les jugements des cours et tribunaux sont rendus. Encore que près de 90% de contentieux judiciaires dans ces instances relèvent de conflits immobiliers.

Si l’État congolais a déjà désaffecté et attribué au général Kanyama, à titre définitif, une autre villa sur l’avenue Lubefu N°45 quartier Royal dans la commune de la Gombe, conformément à l’arrêté n°0030/CAB/MIN-ATUH/2016 du 21 octobre 2016, d’après Me Mupira, le révérend Kim Kyung Sik ne s’explique pas pourquoi ce haut gradé de la Police refuse de libérer sa propriété.

En attendant, le projet de construction de la clinique d’application de la faculté de Médecine de l’université Révérend Kim Kyung Sik traîne à être réalisé depuis plus de quatre ans.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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