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RDC : des agents retraités de la SNCC à Kananga réclament leurs décomptes finals

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Les agents retraités de la Société Nationale de Chemin de fer, SNCC, de la région Nord (Kananga) revendiquent le paiement réclament leurs arriérés de salaires et des décomptes toujours pas versés.

Les anciens agents retraités de la SNCC implorent l’implication du premier ministre, Ilunga Ilunkamba, pour trouver une réponse à leurs doléances.

Dans un mémorandum reprenant au moins quatre réclamations adressées à Sylvestre Ilunga Ilunkamba et aux nouveaux dirigeants de cette entreprise, ces anciens cheminots envoyés à la retraite dans la période allant de 2009 à 2013 le paiement de plusieurs mois d’arriérés accumulés pendant leur prestation et leur décomptes final.

Depuis notre départ en retraite jusqu’à ce jour, la SNCC n’a pas encore payé notre décompte final des retraités de 2009 à ceux de 2013, nous totalisons plus de 8 ans pour les uns et 11 ans pour les autres que nous n’avons jamais trouvé les arriérés des salaires promis par le gouvernement tout comme les primes d’attente dont nous exigeons le paiement au taux du jour “, évoquent-ils dans le mémorandum.

La SNCC compte autour de 12 000 agents et ceux-ci accusent pas moins de 34 mois d’arriérés de salaires.

A RE(LIRE) : SNCC, les nouveaux mandataires notifiés 12 mois après leur nomination !

La Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) a besoin d’un redressement au vrai sens du mot. C’est ce que disait le rapport établi par la firme belge Vecturis en 2010. Ce rapport établissait un diagnostic de différents services de cette entreprise publique.

Le diagnostic est gravissime : équipement détérioré, un pléthore d’agents soit plus de 12 000 avec une moyenne d’âge de 53 ans et 34 mois d’arriérés de salaire.

Les conditions sont réunies pour une entreprise non compétitive. Selon les experts de la SNCC, la relève exigerait au moins 680 millions de dollars américains. Priorité : réhabiliter les rails et acheter de nouvelles locomotives, et surtout payer ceux qui utiliseront le nouvel équipement.

Le Projet de Transport Multimodal, PTM, financé par la Banque mondiale n’aura pas permis de remettre totalement à flot cette société dinausore. Même si les acquisitions de nouvelles locomotives n’ont rien changé à la situation de l’entreprise.

Le nouveau conseil d’administration piloté par le doyen Kyungu a du pain sur la planche pour à la fois régler le lourd passif et trouver les moyens du redressement global de la SNCC.

Patrick BOMBOKA

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