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RDC : élections, Jean Bamanisa confirme son leadership dans l’ex-province orientale

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Les élections nationales et provinciales qui se sont déroulées en RDC récemment ont permis aux différents acteurs politiques de non seulement de solliciter les suffrages des électeurs, mais aussi se mesurer pour connaître leurs poids politiques réels. Ils ont été des milliers à se jeter dans la course dans différents échelons. Parmi eux, Jean Bamanisa Saidi, l’ancien gouverneur de l’ex-province Orientale aujourd’hui démembrée.

D’après les résultats provisoires publiés par la CENI, Jean Bamanisa a recueilli, dans la seule province de la Tshopo, 33 857 voix dépassant ainsi largement le seuil fixé et entraînant par le fait même l’élection de deux autres candidats de sa liste à la députation provinciale. Un exploit appréciable pour cet homme tant respecté par les boyomaises et boyomais (habitants de la ville de Kisangani, 3ème ville de la RDC). Ainsi, trois des huit sièges de la ville de Kisangani reviennent au regroupement politique dont il fait partie.

Un autre record, le gouverneur honoraire de l’ex-province Orientale l’a réalisé dans la ville de Bunia chef-lieu de la province de l’Ituri où il s’était  présenté aux législatives nationales. Ici encore, Bamanisa a démontré sa popularité en obtenant 27 100 voix sans les colistiers cela sur le 90% des procès-verbaux des témoins. Malheureusement, il n’a pas été élu pour n’avoir pas atteint le seuil tel que fixé par les législateurs alors que ceux qui ont été élus n’ont obtenu que 7 000 voix, et le second 3 500 voix.

Du coup, il se pose un sérieux problème de cette loi électorale qui consacre le seuil de 1% sur toute l’étendue du pays. Nombreux sont les électeurs qui ne sont pas du tout content de cette disposition introduite dans la loi électorale et pensent que leur choix sur un candidat qu’ils ont massivement votés n’a pas été respecté. D’où, la nécessité d’envisager la révisitation de cette loi pour le prochain cycle électoral.

La leçon à tirer de ce qu’il convient d’appeler « plébiscite » de Bamanisa tant dans la Tshopo que dans l’Ituri est dû, selon de nombreux observateurs, à son passage à la tête de l’ex-province Orientale où l’homme s’était illustré par des actions à impacts visibles sur le social de la population. Des actions du développement que ces habitants n’ont jamais oublié.

C’est pour le récompenser, qu’ils l’ont voté massivement comme qui dirait que le peuple n’est plus dupe. Il sait récompenser les bons politiques et sanctionner les mauvais. Et le cas des dernières élections générales les prouvent à suffisance.

Aujourd’hui, il est clair que rien ne peut se faire dans ces deux provinces précitées sans l’apport ou consultations au préalable de Monsieur Bamanisa. Car, c’est lui le représentant légitime des populations de ce coin de la RDC.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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