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RDC : INRB multiplie des points de tests Covid-19 face à une demande accrue des voyageurs

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RDC : Covid-19, l'INRB multiplie des points de prélèvement face à une demande accrue de voyageurs !

Depuis la réouverture de frontières de la République démocratique du Congo, l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) fait face à une demande exponentielle de tests Covid-19 de la part des voyageurs. De points de prélèvement de tests ont été multiplié à Kinshasa comme à l’intérieur du pays.

La réglementation de l’IATA soumet chaque passager à l’obligation de disposer d’un certificat Covid-19 avant d’embarquer. La mesure permet de limiter le risque de propagation du virus durant tous les vols, domestique ou international.

Face aux multiples plaintes des voyageurs relatives aux retards enregistrés dans la livraison des résultats, l’INRB a résolu d’organiser de nouveaux centres de prélèvement à Kinshasa. Cette nouvelle est sensée calmer la vague de colère sur les réseaux où photos et messages à l’endroit de l’INRB ont beaucoup circulé.

Certains témoignages rapportent le fait que les voyageurs se voient parfois contraints de payer des frais supplémentaires pour obtenir ne fût-ce qu’une attestation en lieu et place du certificat.

Contacté par Zoom Eco, un médecin travaillant dans ce laboratoire reconnaît qu’au départ l’INRB n’avait pas tenu compte de certains paramètres avant de se lancer. Au fur et à mesure, ils ajustent selon les problèmes qui se posent au quotidien, rassure-t-il.

Avec le mouvement migratoire fort relancé après le confinement, l’INRB est hors de sa capacité résiduelle fonctionnelle.

Ainsi, face à la demande accrue qui varie entre 300 et 500 tests par jour, l’INRB a d’abord aménagé un espace de prélèvement, à l’intérieur même du bâtiment de l’INRB.

Certaines demandes ont été orientées vers certains laboratoires des hôpitaux partenaires de l’INRB. C’est le cas de l’hôpital du cinquantenaire, du centre hospitalier Diamant, de la clinique Kinoise, de la clinique Ngaliema et autres formations hospitalières.

En provinces, l’INRB travaille avec certains grands laboratoires des hôpitaux de référence, en l’occurrence l’hôpital Panzi dans le Sud-Kivu où preste le Dr Mukwege

En ce qui concerne la plainte sur la rupture de stock des intrants de laboratoire, la source contactée par votre média rassure que l’INRB ne connait pas de carence. Car, ses fournisseurs assurent un appui régulier en intrants.

S’agissant de la troisième plainte sur le nombre de jours qui s’écoule avant la livraison du résultat, la même source indique que le résultat s’obtient au lendemain du prélèvement.

Elle précise qu’ailleurs, comme au Rwanda, la procédure prend trois jours et les voyageurs sont obligés de rester dans un hôtel en attendant le résultat. Et ce, à leurs propres frais.

A RE(LIRE) : les 30 USD du test Covid-19 à l’INRB relèvent de 55% les coûts administratifs supportés par le voyageur

Concernant la contrainte de validité de trois jours avant le vol, ce médecin de l’INRB précise : “comme on a une période d’incubation de 2 à 14 jours, nous préférons prendre des dispositions. Mais au fur et à mesure de l’évolution de la maladie, la donne pourra changer. Il n’y a pas du mal de dire que le test a une validité de 7 jours. Mais on va s’adapter avec les trois jours.’

Enfin, à propos de la plainte sur le prix de trente dollars à débourser, la même source compare les prix de l’INRB à ceux des autres pays.

Au Rwanda ça coûte 60 dollars, en Guinée 90 USD et aux USA un peu plus alors qu’en RDC, c’est 30 USD. Un prix qui paraît peut-être exorbitant pour ceux qui sont en provinces mais ce prix est le même sur toute l’étendue du pays.

L’INRB rassure que les dispositions sont prises pour répondre à toutes les préoccupations de ses clients et il rassure aussi que ce certificat est valable partout dans le monde même au Rwanda où leurs autorités semblaient compliquer mais un terrain d’entente vient d’être trouvé.

Les observateurs souhaitent de tous les vœux que l’INRB maintiennent sa rigueur et son professionnalisme.

La fameuse mésaventure des cartes de vaccination délivrées aux frontières sans que les voyageurs n’obtiennent aucune dose de vaccin de fièvre jaune, par exemple, est encore fraîche dans les esprits.

Nadine FULA

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