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RDC : Rentrée scolaire 2017-2018 hypothétique pour 3 raisons !

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RDC : Rentrée scolaire 2017-2018 hypothétique pour 3 raisons !

La rentrée scolaire 2016 – 2017 s’annonce hypothétique pour trois principales raisons évoquées par la Synergie des Enseignants de la RD Congo. Il s’agit du non réajustement des salaires au taux budgétaire 2017 tel qu’adopté dans la Loi Budgétaire, la réduction des prestations sociales à cause du non décaissement des fonds par le Gouvernement au profit de la MESP et la continuité de la prise en charge à 80% des Enseignants par les Parents dans un contexte de gratuité. Bref, les conditions de vie et de travail de ce corps professionnel sont précaires.

De un. A en croire le Porte-parole de cette Synergie et Secrétaire Général du Syndicat National des Ecoles Conventionnées Catholiques (SYNECAT), Jean Bosco Puna, le Gouvernement n’a pas tenu de l’indexation de leurs salaires conformément au taux budgétaire tel que prescrit dans Loi des Finances Publiques pour l’exercice 2017. Il a par contre décidé « unilatéralement » d’une augmentation légère de 20 000 CDF.

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Si cette décision ne satisfait nullement les Enseignants dont le pouvoir d’achat a été suffisamment rongé, ils continuent à exiger du Gouvernement le réajustement « légal » avant toute reprise des activités scolaires.

De deux. Le non décaissement par le Gouvernement de l’allocation budgétaire définie au profit de la Mutuelle de Santé des Enseignants a entrainé la réduction du filet de prestations offerte par cette dernière.

« Lorsque les salaires ne suivent pas. Et qu’au niveau des avantages sociaux, notamment la santé, on ne se préoccupe pas, ca sera difficile pour les Enseignants de reprendre l’année scolaire », a déploré Jean Bosco Puna vendredi dernier au micro de Zoom Eco.

De trois. La prise en charge des Enseignants par les Parents. Dans un contexte de gratuité, comment expliquer le fait que 80% du système éducatif (y compris les évaluations TENAFEP et EXETAT) et les salaires continuent à être financer par les parents d’élèves ? Donc, il y a lieu de non seulement de respecter la Constitution mais aussi de valoriser le métier de l’Enseignant.

« Les parents qui sont faibles économiquement parce qu’ils n’ont véritablement pas des salaires ont du mal à prendre en charge tout ça. Voilà pourquoi cette rentrée est véritablement hypothétique. Nous voulons qu’on puisse réajuster les salaires des Enseignants au taux de change budgétaire et que les parents soient décemment payés pour que le travail continue à se faire », a conclu Jean-Bosco Puna.

Pour rappel, dans une Déclaration officielle rendue publique mercredi 23 Août 2017, la Délégation Syndicale a exhorté l’Intersyndicale des enseignants à éviter aux enfants congolais une éventuelle année blanche en privilégiant les droits des apprenants qui sont pourtant garantis par la Constitution de la République.

Elle a également invité le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté à convoquer, dans le meilleur délai, la Commission Paritaire qui devra les réunir autour d’une table afin de d’harmoniser les vues à propos de la gestion de l’enveloppe additionnelle allouée aux Enseignants, aux 145 000 Agents non payés (en plus de 100 000 nouvelles unités non intégrées dans la paie) et à l’allocation de 200 millions de francs congolais du Gouvernement à la Mutuelle de Santé des Enseignants.

Philippe Katumba | Zoom Eco

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