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Richard Muyej : « notre défi, réduire le paradoxe entre richesse énorme et pauvreté au Lualaba »

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Le gouverneur de la province du Lualaba, Richard Muyej Mangez, a déclaré que son gouvernement est engagé à travailler pour relever le défi de la réduction du paradoxe entre richesse énorme et pauvreté de la population.  Il l’a dit à l’occasion de la cérémonie de remise des Awards de Forbes Best Of Africa ce jeudi 27 septembre 2018 à New-York aux Etats Unis d’Amérique. Ci-dessous, ses réponses aux cinq questions de Christian Lusakueno devant la presse :

Province du Lualaba, la consécration : est – ce logique ?

A notre avis, il y a déjà eu tellement de plébiscite au niveau du pays. Et quand c’est une organisation internationale ça nous réconforte davantage. Nous prenons ça avec beaucoup de calme. Une émotion légitime. Nous sommes contents. C’est un motif d’encouragement de continuer à œuvrer dans le même sens.

Nous avons réalisé beaucoup de choses en peu de temps. Mais les défis restent énormes. Nous ne sommes pas distraits. Et la consécration ici ne va nous distraire. Nous restons lucides pour l’avenir.

Une évidence au moment où le Cobalt est très recherché ou un exemple de gestion à la congolaise ?

Un exemple de volonté politique, un exemple de vision, un exemple de de cohésion au niveau de l’équipe, de détermination d’aller de l’avant et de répondre au mot d’ordre du chef de l’Etat, celui de réduire le paradoxe entre la pauvreté et les immenses richesses qu’il y a dans la région. C’est un défi.

Nous le faisons et nous associons les investisseurs des mines dans le secteur des Mines pour réussir le pari. La dynamique est lancée, elle progresse et nous arriverons au résultat.

Quelles ont les perspectives pour que cette matière ne sorte plus de la RDC à l’état brut ?

Le chef de l’Etat l’a dit dans son message il faut que cela soit contenue dans toute une stratégie. Nous ne devons pas subir la fluctuation des prix plutôt que de l’influencer parce que c’est nous qui produisions l’essentiel du Cobalt. Nous en avons parlé avec le ministre national des Mines.

Il y a une commission à Kinshasa qui est en train d’arrêter les stratégies pour ça : qu’est-ce que nous devons produire, à quel rythme, à quel moment augmenter ? Il ne faudrait pas nous subissions la loi des investisseurs qui sont nos partenaires, nous devons imposer, nous, les programmes de production.

Le gouvernement de la République a déjà levé l’option de la diversification de l’économie. Le cobalt, c’est une chose. Mais je crois que pour le développement du pays, nous devons regarder ailleurs. Il est important de que nous puissions nous inspirer des exemples de ceux qui ont réussi avec l’agriculture et le tourisme. Parce que nous avons les atouts pour tout. En ce moment-là, nous pourrions mieux gérer nos stratégies dans les mines.

Lualaba face à une opportunité du cobalt, comment quitter le stade du potentiel à la création d’une vraie richesse pour la RDC ?

Richard Muyej : « notre défi, réduire le paradoxe entre richesse énorme et pauvreté au Lualaba » 2Le cobalt qui est produit par l’industrie minière, profite essentiellement au trésor public, au gouvernement central. Nous gérons essentiellement l’exploitation artisanale qu’il ne fait pas négliger parce que 20% de lots d’exploitations proviennent de l’artisanat de Lualaba que nous essayons d’organiser, de réformer et nous tirons effectivement profit.

Je dois ici féliciter le Parlement de la République pour le nouveau Code minier publié. Car, la mise en œuvre commence à produire ses effets. Ce qu’il faut faire, c’est de profiter des dividendes que procurent les mines aujourd’hui pour investir rapidement dans d’autres secteurs. 130 000 à 150 000 creuseurs alors que depuis 3 ans, la production est pratiquement la même. C’est le trop plein.

Il faut absolument préparer un programme de reconversion pour que certains  de ces jeunes gens se retrouvent dans le secteur agricole chez eux. Nous devons développer des parcs agricoles, la mécanisation et la diversification de cultures pour maintenir les jeunes chez eux et nous permettre de mieux mener nos reformes.

A RE(LIRE) : Kolwezi, la capitale mondiale du Cobalt à l’honneur ce jeudi à New-York

Pourquoi les félicitations de Forbes à Richard Muyej ?

Ça ne doit pas être étonnant. C’est en faveur de la décentralisation qui est mise en œuvre depuis 2016. Pourquoi n’a-t-on pas vu tous ces progrès ? Aujourd’hui Kolwezi qui n’avait pas d’éclairage public en a. La ville qui n’avait pas d’eau progresse. Les infrastructures routières sont en cours de réhabilitation.

Nous sommes en train de redonner à Kolwezi sa robe de chef-lieu. D’autres actions sont menées dans les territoires pour donner de l’espoir à ces populations. Ce de choses qu’elles n’ont pas vécues. J’ai compris que les amis de Forbes ont des observateurs lucides. Ils ont compris qu’en peu de temps, il est possible de faire beaucoup de choses. Ils voient ce que deviendra le Lualaba demain.

Propos recueillis par Eric TSHIKUMA

Edito

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