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RDC : Lionel Kabeya décrypte les clés juridiques de l’innovation dans « A,B,C du droit congolais des start-ups »

Dans un contexte économique en quête de diversification et d’innovation, le consultant en droit des affaires Lionel Kabeya signe un ouvrage aussi attendu que nécessaire : « A,B,C du droit congolais des start-ups, 45 questions et réponses pour comprendre le cadre légal des start-ups en RDC ».
Ce guide pédagogique ambitionne de combler un vide persistant entre le texte de loi et sa compréhension sur le terrain.
Rendre le droit accessible pour libérer l’innovation
Fruit de plusieurs années d’analyse autour de l’Ordonnance-Loi n°22/030 du 8 septembre 2022, dite Startup Act RDC, le livre répond à une urgence : celle de rendre la loi intelligible, pratique et mobilisable.
« Sans compréhension du droit, la loi reste théorique », souligne M. Kabeya.
Trois ans après l’adoption de ce texte, nombre d’entrepreneurs ignorent encore son existence ou peinent à en saisir la portée. Résultat : un cadre prometteur, mais suffisamment sous-exploité.
L’auteur veut inverser cette tendance en offrant un outil clair à la fois pour les fondateurs de start-ups, les incubateurs, les juristes et les décideurs publics.
Un droit au service de la compétitivité
Au-delà d’une simple vulgarisation juridique, l’ouvrage défend une idée forte : le droit peut être un levier de compétitivité. Bien compris, il devient une arme stratégique pour les jeunes pousses congolaises.
Label startup, incitations fiscales, protection de la propriété intellectuelle… Autant de dispositifs qui peuvent permettre aux entrepreneurs de rivaliser à armes égales avec leurs homologues étrangers.
« Le droit est le premier langage des investisseurs », rappelle Kabeya, insistant sur l’importance d’un environnement juridiquement stable pour attirer les capitaux privés.
Un guide pratique pour bâtir des entreprises durables
Structuré autour de 45 questions concrètes, l’ouvrage se veut résolument opérationnel. Il aide à comprendre comment obtenir le label « startup », identifier les avantages fiscaux, éviter les litiges et anticiper les enjeux numériques. Objectif : sécuriser les activités entrepreneuriales tout en contribuant à la création de valeur nationale. Car, selon Lionnel Kabeya, des entreprises bien encadrées juridiquement sont plus résilientes, plus attractives et plus créatrices d’emplois qualifiés.
Vers une économie congolaise plus innovante
L’auteur entrevoit un futur où le « droit des start-ups » deviendrait un véritable pilier de la transformation économique de la RDC.
Encore transversal aujourd’hui ; entre droit fiscal, sociétés, innovation et numérique, il tend, selon lui, à se constituer en cadre autonome, à l’image de ce qui s’est produit en Tunisie.
Cette dynamique pourrait, à moyen terme, accélérer la diversification économique, stimuler l’innovation locale et renforcer la compétitivité du pays sur la scène africaine et mondiale.
Lionnel Kabeya en est convaincu : « Suffisamment vulgarisé, approprié et bien appliqué, le droit des start-ups peut devenir l’un des leviers majeurs de la transformation économique de la RDC. »
Avec « ABC du droit congolais des start-ups », le juriste offre bien plus qu’un manuel : une passerelle entre la loi et l’action, entre la théorie et la croissance.
Flory MUSISWA






















