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RDC : la BAD tient à la transformation des infrastructures et à l’accès aux services sociaux de base

La Banque africaine de développement (BAD) a décidé, depuis quelques temps, d’accélérer la construction et la réhabilitation d’infrastructures en République Démocratique du Congo (RDC). Ainsi, à Kenge, Kikwit, Tshikapa, Kamuensha ou encore Mbuji-Mayi, des axes routiers sont entièrement réhabilités, de nouveaux linéaires construits, la voirie urbaine modernisée.
Dans une dépêche émise par les services de la BAD, il est fait état d’une mission multisectorielle du Gouvernement de la République Démocratique du Congo et de la Banque Africaine de Développement, qui a pu « constater l’impact de ces investissements lors de visites de terrain dans les cinq communes situées dans l’ouest de la RDC entre le 5 et le 19 mai 2025 ». Plus précisément, les trois projets, financés par la Banque, portent sur la réhabilitation des infrastructures routières, le renforcement de la sécurité aérienne et l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base ».
« La mission a mesuré l’impact concret des projets soutenus par la Banque dans le Kasaï.
Des routes, des infrastructures sociales et une sécurité aérienne, les avancées sont visibles et transforment la vie des populations. Nous saluons le travail accompli et restons engagés à consolider ces acquis, notamment avec l’extension de la piste de Mbuji-Mayi pour en faire un hub aux normes internationales. », a assuré Mohamed Coulibaly, responsable des programmes pays en charge du Bureau du Groupe de la Banque en RDC.
La première étape de la mission concernait le Projet de réhabilitation de la route nationale n°1 sur sa section Kinshasa/Ndjili-Batshamba. Il porte sur la réhabilitation de 622 kilomètres de route, entre Kinshasa et Batshamba via Kenge et Kikwit, un axe structurant du réseau routier congolais.
Quasiment impraticable par le passé, en raison de la dégradation avancée de la chaussée et des têtes d’érosion, ce corridor stratégique prenait plusieurs jours, voire des semaines, pour être parcouru.
Grâce à un financement de 68,57 millions de dollars américains de la Banque Africaine de Développement, les travaux réalisés permettent désormais un trajet sécurisé et réalisable en moins d’une journée. Cela renforce la connectivité entre la capitale et les provinces de Mai-Ndombe, Kwango, Kwilu et du Kasaï.
« Outre les travaux de bitumage de cette route, la Banque a financé la construction et l’équipement des écoles, des centres de santé, des forages d’eau, des marchés ruraux, des centres de réinsertion sociale, des bâtiments administratifs, d’un marché moderne et des stations de pesage le long du linéaire ainsi que la réhabilitation de plus de 700 kilomètres de pistes rurales », a précisé Jean Luemba, Coordonnateur du projet de la RN1.
La Banque a également fourni un appui logistique important (matériels roulants et informatiques) aux structures étatiques impliqués dans les projets.
Olivier KAFORO






















