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Kinshasa: lutte contre le kidnapping, les chauffeurs de taxis doivent allumer leurs plafonniers dès 18 h (police)

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Le Président de l’Association des Chauffeurs du Congo (ACCO), Jean Mutombo, a lancé, le jeudi 1er octobre 2020, un appel aux chauffeurs de taxis pour les persuader à observer toutes les mesures arrêtées dans la lutte contre le phénomène de kidnapping dans la ville de Kinshasa.

Son intervention est consécutive à une réunion convoquée par le Général Sylvano Kasongo, Commissaire divisionnaire adjoint de la police, ville de Kinshasa sur les stratégies de lutte contre le phénomène kidnapping à Kinshasa.

Selon le Général Sylvano Kasongo, les chauffeurs de taxis doivent allumer leurs plafonniers à partir de 18 heures jusqu’au matin dès ce vendredi 2 octobre 2020. De même, les conducteurs des taxis sont appelés à baisser leurs vitres au cas où elles sont teintées.

L’ACCO accueille avec fair-play les mesures de la police. « Nous nous sommes dit que, quand bien même, cela va à l’encontre du code de la route, mais néanmoins, pour ce qui est de la sécurité des personnes, nous avons demandé à tous les chauffeurs d’obtempérer à ces instructions de la police », a dit le président de l’ACCO.

Selon les constats des services de sécurité, la plupart des auteurs de kidnapping se camouflent comme taximen et les forces de sécurité peinent à les demasquer.

Pour rappel, l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) avait dénoncé, en date du 8 septembre 2020, la recrudescence des cas de kidnapping à bord des taxis, voitures kecths et motos confondues, à Kinshasa au cours d’une conférence de plaidoyer public organisé dans la grande salle du complexe CEPAS à la Gombe.

L’ACAJ demandait au Gouvernement de donner aux forces de l’ordre ainsi qu’à la justice les moyens logistiques et financiers nécessaires à l’accomplissement de leurs tâches.

L’ONG de défense des droits de l’homme constatait que les auteurs de kidnapping, leurs complices ou encore leurs bourreaux ciblaient de manière particulière les femmes et les jeunes. Même si les statistiques ne sont pas exhaustives, ACAJ note que la plupart des cas concernent les victimes de genre féminin. D’où l’Association Congolaise pour l’Accès à la justice lancait un cri de détresse en faveur des actions urgentes pour décourager un tel phénomène qui a pour conséquence de troubler l’équilibre social dans une ville de plus de 10 millions d’habitants.

Notons que ce phénomène a pris de l’ampleur, selon ACAJ, depuis 2017 et jusqu’à ce jour 127 cas de kidnapping accompagnés de violences de toutes sortes infligées aux victimes ont été enregistrés.

Patrick BOMBOKA

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