Connect with us

Economie

Félix Tshisekedi : « La participation de l’État ne doit plus être passive ou décorative dans les entreprises d’économie mixte »

Published

on

Plus question de participation décorative de l’Etat dans les entreprises d’économie mixte.

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a appelé à une réforme structurelle de la participation de l’État dans les entreprises d’économie mixte, dénonçant une implication souvent symbolique qui affaiblit la souveraineté économique du pays. Un plan d’actions immédiat a été confié au ministère du Portefeuille.

S’appuyant sur les recommandations issues des récents États Généraux du Portefeuille, il a estimé que dans plusieurs sociétés à participation publique, la présence de l’État n’est plus que « nominale voire illusoire ».

Cette situation, selon lui, reflète une marginalisation progressive des intérêts publics, et prive l’État de ressources importantes, aggravant les pertes pour le Trésor public. Elle est jugée contraire aux objectifs nationaux de souveraineté économique, de justice fiscale et de développement inclusif.

Le Chef de l’État congolais a insisté sur la nécessité de rompre avec ce qu’il a qualifié de « logique d’effacement institutionnel ». Il a plaidé pour que la participation publique soit désormais envisagée comme un véritable levier stratégique, au service de la création de richesse, de la gouvernance transparente et de l’intérêt général.

La participation de l’État ne doit plus être « passive ou décorative », a-t-il martelé. Elle doit être pleinement assumée, rigoureusement exercée et solidement encadrée.

Dans ce cadre, le Président Tshisekedi a chargé le Ministre du Portefeuille de prendre sans délai plusieurs mesures concrètes. Il s’agit principalement de :

– Recensement et cartographie complète des entreprises d’économie mixte, avec mise à jour régulière des données sur l’actionnariat, les organes de gestion et les performances économiques ;

– Vérification de la participation effective des mandataires de l’État dans les instances de gouvernance et dans les décisions stratégiques ;

– Respect strict des droits patrimoniaux et institutionnels de l’État, y compris l’accès aux états financiers certifiés et la tenue régulière des conseils d’administration ;

– Perception rigoureuse et transparente des dividendes, avec un mécanisme de traçabilité automatisé garantissant leur reversement intégral au Trésor public.

À travers cette réforme, le Président Tshisekedi vise à restaurer l’autorité économique de l’État, améliorer la mobilisation des ressources internes, et renforcer la capacité de l’État à financer ses priorités. Il a également insisté sur le rôle de cette réforme dans la stimulation de l’investissement public et dans l’impulsion d’une croissance inclusive et durable.

Le Chef de l’État congolais a exigé la production d’un rapport détaillé dans un délai de 60 jours, lequel devra faire l’état des lieux de la situation actuelle, identifier les manquements, présenter les mesures correctives prises, et faire le point sur les premières retombées.

Cette instruction marque une volonté de suivi rigoureux et de reddition des comptes dans la gestion du Portefeuille public, alors que l’État congolais cherche à mieux capitaliser sur sa présence dans des secteurs clés de l’économie.

Mitterrand MASAMUNA

Advertisement
Advertisement Zoomeco

Edito

ZoomEco TV