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RDC : mise au point de la Gécamines sur la suspension de vente de cobalt de KCC !

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RDC : mise au point de la Gécamines sur la suspension de vente de cobalt de KCC ! 1

Gécamines n’a pas associé par son partenaire Katanga mining dans la prise de décision portant suspension temporaire des exportations et de la vente de cobalt produit par leur projet conjoint, à savoir Kamoto Copper Company (KCC). D’après un communiqué officiel rendu public ce mardi 13 novembre 2018, le Géant minier congolais s’oppose à ces communications unilatérales ainsi qu’à la réalisation d’investissements additionnels.

En effet, cette mise au point porte sur quatre précisions suivantes :

  1. Gécamines a été avertie par ses représentants au sein de KCC de la découverte dans certains de ses camions, d’un niveau élevé d’uranium dans l’hydroxyde de cobalt produit par KCC.
  2. Gécamines n’a pas été associée aux dernières communications de Katanga Mining Limited au marché, notamment la décision d’arrêt des exportations et de la vente de cobalt, ainsi que la réalisation d’investissements additionnels.
  3. Les organes sociaux de KCC n’ont pas été saisis sur le sujet.
  4. Gécamines a sollicité la tenue d’une réunion d’urgence entre les équipes techniques des différentes parties prenantes, afin d’arrêter une position commune sur les problématiques posées, conformément à nos accords et aux lois applicables, et avant toute prise de décision contraignante qui pourrait l’engager en tant que coactionnaire.

A RE(LIRE) : les quatre effets de la suspension de ventes du cobalt de KCC

Il y a lieu de rappeler que la production totale de cobalt concernée par ladite suspension de la vente représente, 1 472 tonnes de cobalt fini. Si pour Katanga Mining les faibles niveaux de radioactivité détectés dans l’uranium ne présentent pas de risque de sécurité humaine, la société affirme mener actuellement des enquêtes supplémentaires pour identifier la source de l’uranium en même temps qu’elle explore les différentes options pour atténuer l’impact de la suspension des ventes.

D’où, la nécessité de construire un système d’échange d’ions afin d’éliminer l’uranium du cobalt produit à cette mine. Le coût de ces travaux est estimé à environ 25 millions de dollars américains.

Cependant, soutient – elle dans son dernier communiqué, la production de cobalt sur le projet Kamoto devrait se poursuivre sans réduction de la quantité produite.

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco

Edito

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