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Kabila : «la présence des observateurs de l’UE n’est pas le gage de bonnes élections»

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La position ferme du président de la République, Joseph Kabila quant à l’envoie d’une mission d’observation électorale de l’Union européenne en Rd Congo n’a pas bougé d’un iota.

A sa troisième sortie médiatique dans la presse internationale ce lundi 10 décembre 2018, le futur sénateur à vie a estimé que l’absence des observateurs de cette institution supranationale n’est pas synonyme des élections de mauvaises qualité en RDC.

« Nous aurons des observateurs de la Francophonie, de la SADEC et d’autres organisations africaines. La présence des observateurs de l’Union européenne n’est pas un gage de bonnes élections», a-t-il précisé à nos confrères de BBC Afrique.

Cette absence d’observateurs de l’UE ne devrait pas être dramatisée, clame – t – on dans le milieu du pouvoir d’autant plus qu’elle relève de la souveraineté de chaque nation. En effet, la CENI de la RDC a également vu sa demande d’observation des élections françaises en mai 2017 rejetée souverainement.

Un pan de voiles a été levé par Corneille Nangaa qui rejette la balle dans le camp de l’UE, évoquant en ce qui lui concerne, un problème de calendrier.

A l’en croire, le dossier d’invitation des observateurs avait été abordée avec le représentant de l’UE en RDC, Bart Ouvry en septembre de l’année en cours. Cependant, ce dernier avait dit qu’il était tard. Car, il fallait que la CENI envoie des invitations six mois plus tôt.

D’apres les normes européennes en la matière, il était par conséquent tard pour qu’une telle mission soit constituée et déploie en RDC, à moins de 3 mois des élections.

En novembre dernier, soutient Corneille Nangaa devant les patrons de presse, Bart Ouvry lui a adressé une autre demande dans laquelle il souhaitait que l’Union européenne fasse ce qu’il a appelé « un suivi diplomatique des élections ».

Dès lors, il était logique que la CENI réserve une fin de non-recevoir à cette demande pour le caractère nébuleux de ladite notion dénouée de tout fondement juridique.

Qu’à cela ne tienne, Joseph Kabila garde le cap et souhaite ardemment que la RDC ait des élections apaisées pendant et même après et dans un environnement denoué de toute violence.

« Ces élections sont un vrai défi. Et nous voulons avoir des bonnes élections. Pas seulement le jour du vote. Mais nous voulons l’apaisement après l’élection», soutient le président congolais.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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