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Afrique : Ernst & Young attribue à la RDC un score de 0,06 projet d’IDE en 2017

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Afrique : Ernest & Young attribue à la RDC un score de 0,06 projet d’IDE en 2017

Le cabinet d’audit Ernst & Young vient de rendre publique son étude «Attractiveness Program Africa», laquelle attribue à la République démocratique du Congo un score de 0,06 projet d’Investissements directs étrangers attirés sur l’année 2017.

Pour des analystes, il s’agit d’une position peu confortable pour la RDC qui fournit pourtant beaucoup d’efforts pour attirer le plus d’investisseurs étrangers. La situation du pays caractérisée par de tensions politiques, en dents de scie, depuis deux ans crée une certaine incertitude qui, à côté d’autres facteurs de gouvernance économiques, alimente la réticence des pays pourvoyeurs d’investissements.

Qu’à cela ne tienne, Ernst & Young a expliqué la méthodologie de son analyse ayant aboutie à l’attribution de scores à des pays africains.

« Pour construire cette analyse, les projets d’IED ont été comparés à la taille de l’économie et à son score dans le classement annuel de la Banque mondiale selon la facilité de faire des affaires. À travers cette analyse, il apparaît que les pays à forte croissance et qui adoptent des politiques plus favorables aux entreprises ont tendance à mieux attirer les IED », précise – t – il.

La même étude révèle que le Rwanda est de loin le pays le plus prospère de l’Afrique en termes d’attraction d’IED. En témoigne le fait que le Rwanda figure parmi les destinations les plus propices aux affaires de l’Afrique. C’est également l’une des économies à croissance rapide les plus constantes du continent.

« Le Rwanda reçoit 1,5 projet d’IED pour 1 milliard de dollars de PIB. Mesurée selon les mêmes critères, l’Afrique du Sud ne reçoit que 0,32 projet, n’attirant que 20% de ce que fait le Rwanda, compte tenu de sa taille », souligne le Rapport.

A RE(LIRE) : l’Afrique a attiré 718 investissements directs étrangers en 2017

Les grandes économies, comme le Nigéria et l’Angola, accusent un retard encore plus grand, ne recevant respectivement que 0,16 et 0,02 projet. Les deux pays se classent également très mal dans le classement de la facilité de faire des affaires par rapport à leurs homologues du continent. Leur faible croissance récente, après la chute des prix du pétrole en 2016 et à la persistance du même scénario en 2017, expliquerait leur faible score selon cette méthodologie.

« Attirer une forte part d’IED et consolider sa position sur la carte des investissements mondiaux exige des efforts considérables de la part de nombreux pays. Dans notre enquête 2015 sur l’attractivité de l’Afrique, nous avons souligné cinq priorités d’action pour un avenir prospère en Afrique. Bien que des progrès aient été réalisés dans certains de ces domaines, les dirigeants des secteurs public, privé et social doivent s’engager davantage pour aider l’Afrique à réaliser son potentiel », a alerté Ernst & Young.

Les cinq priorités d’action ciblent respectivement la valeur partagée, l’entrepreneuriat, l’intégration régionale, le développement d’infrastructures et le partenariat.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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